Daniela Lumbroso n'a pas le droit de parler de Françoise Dolto

En même temps, qui voudrait l'écouter ?

Rédigé par Cecile Mazin, le mercredi 10 septembre 2008 à 14h55

C'est la rentrée, et il faut bien dérouiller les tribunaux encore ensablés de leurs vacances. C'est pourquoi, ou alors la raison est autre, Catherine, fille de Françoise, épaulée par les éditions Gallimard, accuse les éditions Plon, ainsi que l’auteure Daniela Lumbroso de contrefaçon et réclament que le livre Françoise Dolto, la vie d’une femme libre, soit retiré des étals.

Une assignation fut déposée début juillet, expliquait Me Laurent Merlet à l'AFP. D'ailleurs, on parlera autant de contrefaçon que d'utilisation abusive de citation, explique l'avocat. « Elle a tellement puisé dans l’oeuvre de Françoise Dolto que ça a été un travail de bénédictin pour répertorier tous les emprunts. » Un vague air de procès Rowling contre le Lexicon, ça...

Principalement pillés, les Lettres de jeunesse 1913-1938, ainsi que Une vie de correspondance 1938-1988, que bien sûr, Gallimard a fait paraître. La première audience se tiendra le 29 septembre au TGI de Paname, et 65.000 € de dommages et intérêts sont en jeu.

Pas la peine de faire les vôtres, rien ne va plus. Cette somme irait à Gallimard pour combler sa peine économique et son préjudice moral, et Mme Dolto fille, ainsi que la psychanalyste Muriel Djéribi-Valentin percevrait 15.000 par tête, juste pour les dégâts causés à l'affect.

Et l'AFP de rappeler que Daniela s'était déjà fait traiter de jolis, ou non, noms d'oiseaux par Catherine, ce qui lui avait valu une amende.

Oh, Danié-éla...

Hmm. Bon...




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