
Depuis 1993, et le Molière de la révélation théâtrale qui l'avait imposée au grand public parce que Victor, ce parisien-né la connaissait bien avant, c'était avec Les enfants du silence, Emmanuelle Laborit a relancé l'intérêt pour la langue des signes et la surdité, notamment avec l'International Visual Theatre.
Les spectacles, en traduction simultanée, qu'elle propose aujourd'hui sont dépendants des subventions autant que des cours donnés qui enseignent la langue des signes, au travers d'ateliers et de formations. Mais aujourd'hui, cela ne suffit plus a-t-elle confié à l'AFP.
Elle joue actuellement Pour un oui ou pour un non, une pièce de Sarraute, à la Cité Chaptal, dans le 9e (fin des représentations le 9 février... Foncez !). Mais Emmanuelle est inquiète, véritablement. Son association a injecté «
plus de 400.000 euros dans la réhabilitation du lieu [Théâtre ITV Chaptal]
», en janvier 2007, ce qui l'a laissée «
aujourd'hui exsangue ». Et la saison 2007-2008 n'a pas commencé pour eux en septembre du fait d'un «
bilan financier alarmant ».
Toute cette entreprise représente pour elle «
quatre années de tourmente et un dérapage de plus d'un million d'euros, couvert seulement à 60% par les tutelles ». «
Aujourd'hui ces 400.000 euros (350.000 empruntés, 50.000 en fonds propres) investis par IVT correspondent à peu près aux subventions de fonctionnement apportées par nos partenaires », explique-t-elle.

Et de redouter la suite des événements : «
C'est malheureusement insuffisant pour faire fonctionner le lieu et rétablir l'équilibre des comptes. Sans ressources supplémentaires, je serai contrainte d'arrêter l'activité théâtrale du lieu d'ici 6 mois. »
Sur le site Internet de l'
IVT, un appel est lancé depuis fin 2007. «
En cette fin d’année, nous faisons appel à votre générosité afin d’aider ce projet qui vous tient à cœur. » Car «
les travaux du bâtiment ont coûté beaucoup plus, et le fonctionnement du Théâtre nécessite également beaucoup d’argent. »