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Darcos et la prime des chefs d'établissement, suite
Diviser pour mieux régner, finalement, on va presque commencer à y croire.

« Je ne comprends pas cette polémique que veulent créer certains responsables syndicaux », s'est défendu le ministre samedi au micro de France Info. S'empressant de rassurer : « Moi je veux traiter tout le monde à la même enseigne. », les bras grand ouverts, comme un appel à la sympathie pour cette incompréhension.

Car la prime touchée par les chefs d'établissement et les adjoints dans les lycées et collège, respectivement 750 et 375 €, alimente une très vive polémique dans les rangs des enseignants. Et de fait, selon le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, « c'est une première à cette échelle ».

Depuis le ministère, on lance qu'« il n'est que justice de récompenser les chefs d'établissement. Ils ont d'importantes responsabilités en matière de sécurité, de management. Ils travaillent très dur, beaucoup passent leur vie dans les établissements et vont encore avoir beaucoup de travail avec les prochaines vacances. »

Car selon Monsieur Darcos, il s'agit de compenser l'absence de récupération des heures supplémentaires, d'obligations nouvelles ou de charge de travail en sus qui peut toucher les chefs d'établissement. En comparaison, les professeurs « ont la marge de manoeuvre ». Ainsi, « la suppression de la carte scolaire, la mise en place de l'accompagnement éducatif, l'accueil des enfants handicapés..., tout cela a créé pour eux des charges supplémentaires ». Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes...

L'initiative considère, contrairement à ce que les syndicats de professeur clament qu'il n'est nullement question de « leur donner plus qu'aux enseignants, mais pour essayer de faire en sorte qu'eux aussi profitent des mesures de revalorisation du pouvoir d'achat ». D'où l'incompréhension du ministre. Sur RTL, le 10 janvier dernier, Xaveir Darcos avait déjà tenté de saper les bases de toute protestation en invitant les professeurs qui « veulent gagner plus », à « effectuer des heures supplémentaires. Et s'ils travaillent autant que leurs chefs d'établissement, vous allez voir, ils vont faire fortune ! »

Rédigé par Clément S., le lundi 14 janvier 2008 à 12h40

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