Paradoxe ? Pas vraiment. «
Lorsque le monde semble toucher à sa fin, les gens se tournent vers les livres pour trouver de l'aide », explique la vice-présidente marketing de la maison Viking, Nancy Sheppard.

Le livre de Kevin Philipps, Bad Money: Reckless Finance, Failed Politics, and the Global Crisis of American Capitalism, fait en effet un carton dans les ventes de livres, et truste les meilleures places des différents vendeurs en ligne, comme chez Amazon.com où il est entré dans le top 20. En outre, 5000 exemplaires sont partis en deux jours, suite à l'apparition de Kevin dans l'émission de Bill Moyers, sur PBS.
Mais il n'est pas le seul à profiter de l'engouement pour les livres sur la finance. Dans les hôtels, ces livres
sont souvent oubliés, et reflètent une inquiétude réelle de la population.
Parmi les autres titres qui surfent sur la mauvaise vague de la crise, celui de Naomi Klein, de David M. Smick. Et les annonces des maisons d'édition se succèdent, pour annoncer que de nouvelles publications sont à venir.
Déjà en mars dernier, le constat était le même :
la crise économique profitait aux éditeurs. Eric Janszen, auteur spécialisé dans l'économie considérait alors que «
nous avons atteint un stade où le public ne veut plus lire de la soupe. Il veut savoir comment les choses vont s'arranger ». Une vérité qui se vérifie, et qui, à défaut, fait les choux gras des maisons d'édition.