Gibson Square l'avait affirmé hier, à l'unisson de l'éditeur américain de The Jewel of Medina, le livre sortira bien le 15 octobre. Mais voilà, la fermeture des bureaux hier s'est prolongée,
suite à l'attaque terroriste et l'éditeur Martin Rynja, s'il reste confiant, a décidé de suspendre la publication, «
pendant qu'il réfléchit et prend conseil sur la meilleure démarche ».

«
Tout le monde va devoir se montrer patient », a expliqué Alan Jessop, proche de Martin, puisque cette parution nécessite «
une réflexion attentive ». Et l'éditeur de se rapprocher des autorités, qui pourraient détenir des éléments sur les motivations des trois personnes arrêtées.
De leur côté, les libraires sont plus que jamais derrière Martin, et Simon Juden, directeur de la Publishers Association anglaise déclarait que «
la liberté d'expression est un droit humain fondamental. La PA condamne tous les actes de violence et d'intimidation contre les éditeurs et les écrivains ».
Pour Lisa Appignanesi, la présidente du PEN en Angleterre, cette liberté de publication est le fondement même d'une société cosmopolite qui vit en bonne intelligence. Pour elle, «
écrire, lire et penser sans crainte de représailles ni d'intimidation » est une valeur essentielle dans une société libre.