Les interviews de Michel Houellebecq ne manquent jamais de piquant : acculé par la presse et les malheureux qui ont vu sont film - manque de chance, je fais partie des deux - le pauvre écrivain se retrouvait sur Europe 1 pour un droit de réponse mérité, mais pas nécessaire.

Interviewé par MarcO, à son retour de France, l'auteur règle ses comptes notamment avec Jérôme Garcin, «
l'un des plus médiocres parmi les auteurs actuels », du Nouvel Obs, mais ces critiques, il s'y attendait. Peut-être oublie-t-on le cinéma, estime-t-il. Alors quelle part de vraie dans ces critiques ? Justement, on ne parle «
que de moi », parce que «
c'est à moi qu'on en veut ». Les mêmes noms revenaient, et n'étaient pas vraiment des chroniqueurs de cinéma.
Pourtant, 20.000 entrées, ça reste dérisoire, mais «
trop de mauvaises critiques peuvent nuire ». Une sortie en août aurait permis de s'épargner les foudres de la presse, «
un lynchage pur et simple ». Mais la dégradation vient de 2005, estime Michel : une vendetta typique people, à l'abri de laquelle il se croyait.
L'homme des excès revient aussi sur
Ennemis publics, écrit avec BHL : alors auteur marketing ? Oui. Mais «
c'est jamais moi qui fais les plans [...]. En général je me contente de ce que l'on me dit de faire ». Alors qui des deux a commencé pour ce livre ? BHL, au cours d'un dîner ? En tous cas, «
c'est le seul qui comprenne quelque chose », concernant le lynchage médiatique. Une souffrance commune qu'ils partagent tous deux et qui les rapproche.
Bref, une interview insupportable emmenée par un animateur fouineur à l'extrême... Pénible.
Jeudi 02 oct 08
à 03 h 17