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La censure, l'instrument de promotion idéal pour un livre
Prends ta tête à deux mains mon cousin !

Le phénomène n'a plus besoin d'être démontré, mais l'actualité qui touche notamment The Jewel of Medina mérite qu'on s'y attache. Random House interdit sa publication, et soudain le livre devient un centre d'intérêt tout à la fois pour les éditeurs autant que pour de pauvres fous qui veulent dès lors empêcher sa parution...

La censure, c'est la promotion sans les frais

Censure... Dernièrement encore c'est la série de Stephenie Meyer Twilight qui en faisait les frais, et suscitait le goût de l'interdit : sans plonger dans une audacieuse perspective psychanalityque, il semblerait bien que tout ce que l'on nous refuse, et Marcel Proust en attesterait fort bien nous attire plus encore.

Soljenitsyne serait également à citer, qui en matière de censure a connu plus que son lot. Finalement, la censure est un mode publicitaire incroyablement plus efficace. Que Cecilia anciennement Sarkozy se démène contre un livre traitant de sa personne et voilà que les ventes grimperont en flèche. Tenter d'interdire, c'est offrir la voie royale.

Semaine des livres censurés

Cette semaine se déroule, depuis le 17 et jusqu'à demain encore, organisée par l’American Library Association, la Banned Books Week : les livres censurés sont mis à l'honneur. On l'avait vu avec Philip Pullman, cela génère un buzz de tous les diables. Que l'on tente même de qualifier un livre d'hérétique et d'anti-chrétien et voilà que tout le monde en veut. À croire que l'on n'a rien inventé de plus efficace comme modèle de promotion que la mise à l'index... Et que penser du cas Sarah Palin et de sa liste de livres à interdire dans les bibliothèques ?

Trop d'honneurs dans la censure...

Mais qu'est-ce que le lecteur peut-il en retirer ? C'est qu'en célébrant la liberté de lecture, l'ALA promeut tout simplement le choix et la diversité. Certains livres nous ennuient ou nous dérangent, mais aucun ne mérite la censure. Non, aucun. De fait, si l'on souhaite réellement condamner un ouvrage misérable, qui pillerait les droits humains essentiels ou conspuerait avec ferveur et racisme - et donc, bêtise - la différence, l'autre ou tout ce qui n'est pas conforme à son désir, c'est par l'indifférence qu'il faut le traiter.

Le censurer, c'est trop d'honneurs...



Rédigé par Nicolas.G, le vendredi 03 octobre 2008 à 18h46

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