Sony reconnaît que les DRM augmentent le piratage
La frustration du DRM entraîne le consommateur vers le côté obscur du net....
À l'heure de la sortie du nouvel ebooks de Sony, le PRS-700, la question des DRM se repose une fois de plus. C'est dans le cadre de ses attributions au sein de Sony Pictures Television que John McMahon, le président, a avoué combien les verrous numériques favorisaient le piratage.
Selon lui, les DRM sont l'une des raisons pour lesquelles les gens se tournent vers des systèmes de Peer-to-Peer (logiciels de téléchargement, type eMule ou protocole BitTorrent), au lieu d'avoir recours aux offres légales. DRM, synonyme de frustration...
Une considération presque incroyable, tout particulièrement venant de l'une des premières majors à s'être fait prendre la main dans le sac, voilà quelques années. Un CD de la firme contenait tout à la fois un DRM et un rootkit, empêchant la copie, certes, mais agissant également comme une sorte de petit espion. Que l'on ne pouvait presque pas déloger de son ordinateur par la suite.
C'est probablement en s'inspirant de l'expérience des majors qui ont pratiqué le DRM dans la musique et les films que l'industrie du livre devra trouver une orientation pour le traitement des ebooks. Sans relancer ce débat sans fin, plusieurs témoignages de bibliothécaires nous sont parvenus, affirmant que l'option DRM dans le cadre de la location d'ebooks seraient une solution, du moins pour s'assurer du respect du temps de location.
Dans le cadre de la vente de fichiers cependant,
John, qui intervenait durant le Broadband World Forum, a ajouté que pour l'industrie du film, le piratage engendrait des pertes de plus de 2 milliards $ par an.
Rédigé par Clément S., le mardi 07 octobre 2008 à 10h43
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Interventions
Intervenu le mardi 07 octobre 2008 à 08h01
Pas faux, c'est là dessus que le succès de l'Ipod s'est construit... mais à long terme c'est problématique puisque les consommateurs s'habituent à du gratuit ou presque, le "consentement à payer" comme on dit est très bas. Du coup, c'est là qu'il faut reparler d'un autre mode de financement : une licence globale par exemple !
Yoann
Intervenu le mardi 07 octobre 2008 à 10h43
Mais en l'absence de licence globale, les éditeurs n'ont pas d'autre choix que de protéger leurs fichiers: personne ne va payer pour des livres qu'on peut trouver gratuitement illégalement ailleurs que sur les site de vente autorisés.















Plus il y aura de PDF piratés sur emule et cie, plus Sony vendra de Sony Reader. L'un des obstacles à l'achat de Readers aux US vient du manque de bouquins gratos à pirater pour nourrir sa machine. Sony est donc l'un des premiers bénéficiaires de l'absence de DRM!