C'en est fait du droit à l'image du président de la République : le tribunal de grande instance de Paris a débouté
la demande du président : «
Cette représentation non autorisée de l'image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle », explique le TGI.

Dans cette affaire qui opposait le président à l'éditeur K&B, les poupées sont finalement tout à fait inscrites dans «
les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour », révèle l'AFP qui a obtenu copie du jugement.
Dès lors, «
M. Nicolas Sarkozy sera débouté de ses demandes, la diffusion de la poupée litigieuse ne caractérisant pas une atteinte fautive à son droit à l'image ni un trouble manifestement illicite ».
En face, Ségolène Royal, qui était également victime de ce coup de Maraboutage éditorial, avait choisi de faire preuve justement d'humour et optait pour ne pas poursuivre l'éditeur. Sur Europe 1, elle avait passablement
cinglé le comportement du président : «
bientôt il portera plainte contre le Canard enchaîné, contre Marianne, contre les Guignols de l'Info ». Et d'ajouter : «
J'ai le sens de l'humour moi, je ne porte pas plainte contre ma poupée vaudou ».
Dans cette affaire, le président demandait en effet
le retrait de la vente des poupées ainsi que 1000 € d'astreinte par kit encore en vente. Une somme justifié, du fait que «
l'exploitation de l'image commerciale d'une personne à des fins commerciales doit avoir été expressément autorisée par celle-ci », estimait l'avocat du président.
Les 20.000 exemplaires de la poupée resteront donc dans le commerce -elles sont vendues depuis le 9 octobre - au grand dam de Nicolas Sarkozy qui pourra toujours se procurer celle de Ségolène Royal pour conjurer ses chances de briguer le statut de président...
Mercredi 29 oct 08
à 17 h 48
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