L'Italie en grève nationale pour préserver ses écoles primaires

Mouvement largement suivi par le pays.

Rédigé par Victor de Sepausy, le vendredi 31 octobre 2008 à 09h20

C'est une véritable levée de boucliers que l'Italie toute entière vient d'opérer dans ses écoles primaires, pour témoigner au gouvernement de Berlusconi ce qu'elle pense de sa réforme scolaire. Et ce n'est pas que du bien.

Alors que le Parlement a adopté la réforme mercredi, hier aura été une journée d'école morte à Rome, et les organisateurs de la protestation nationale chiffrent à 1 million de personnes le nombre de manifestants dans les rues de la capitale. De fait, près de 90 % des établissements avaient fermé leurs portes ce jour-là.

Pour les manifestants, un seul mot d'ordre : l'annulation du texte, tout simplement. Ce dernier mettrait en place une diminution de 9 milliards € dans le budget scolaire, accompagnée de 130.000 suppressions de postes. Par ailleurs, dans les écoles primaires, on reviendrait à un professeur unique. Tout cela interviendrait pour la rentrée 2009 et serait suivi par une baisse du nombre d'heures de cours, ramenées à 24, contre une trentaine aujourd'hui. En France, le passage à quatre jours d'école semble avoir au contraire conquis la population.

L'opposition, incarnée par le parti de Walter Veltroni, a d'autre part déclaré qu'une pétition suivrait ce mouvement de grève, afin d'obtenir que la réforme soit rendue caduque.

Cette grève nationale a été largement suivie, que ce soit à Milan ou Florence où des rassemblements massifs étaient présents. Pour toute la population, si malgré le nombre d'opposants au texte, rien n'est changé, alors c'est que l'Italie est entrée en période de dictature.




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