L'hebdomadaire tchèque Respekt était parvenu voilà quelques semaines à focaliser l'attention mondiale sur un de ses articles : en s'appuyant sur des documents dits officiels, ce dernier révélait en effet que Milan Kundera aurait participé et collaboré avec la police secrète dans les années 50. Dans un procès-verbal, on pouvait ainsi lire que le romancier avait dénoncé un étudiant auprès des autorités, ce qui avait conduit à son arrestation et son incarcération.

Par la suite, après un démenti formel et vif, Milan Kundera avait réclamé
des excuses publiques auprès du magazine, avançant que dans le cas contraire, il les poursuivrait en justice. La diffamation à ce niveau, c'est du grand art, pouvait-on lire ironiquement en substance.
«
Nous ne nous excuserons pas », a annoncé voilà peu Martin Simecka, le rédacteur en chef, Respekt estimant que les droits du romancier n'ont pas été touchés «
de façon abusive », d'après Tomas Sidlo, le directeur de publication.
De son côté, le romancier avait donné deux semaines au journal pour réagir, et puisque les délais sont respectés, mais que le journal maintient ses propos concernant la délation de Kundera, il semble donc que la justice sera prochainement prise à parti pour établir l'innocence, ou la culpabilité de l'auteur.
Pour le moment, ce dernier n'a pas encore signifié sa décision.
Mercredi 17 déc 08
à 10 h 27