Nouvelle prise de position en faveur du livre que Mohamed Benchicou, qui émane cette fois de la Fédération nationale des journalistes, laquelle déplore et condamne la censure pratiquée
par la ministre algérienne de la Culture, à l'encontre de Journal d'un homme libre, le livre scandale.

Dans son édition d'hier, Le Soir d'Algérie, cite Aidan White, le secrétaire général du FIJ : «
Le gouvernement algérien semble s'accoutumer à interdire les livres de Mohamed Benchicou. » Pourtant, la Fédération entend bien ne pas laisser passer le fait que Benchicou fasse partie de «
ceux qui paient le prix » de la censure algérienne.
Selon la FIJ, «
les actions des autorités algériennes indiquent de façon répétée qu'elles ne tolèrent pas les critiques et le journalisme indépendant ». Une position de victime qui aurait plongé le livre dans la boue, mais qui fait également suite à la condamnation en 2004 de l'auteur, pour «
une affaire dénoncée par les organisations de liberté de la presse et par les journalistes ». Ainsi, l'écrivain avait écopé de 2 ans de prison ferme.
Et de rappeler : «
À l'époque, cette condamnation avait été perçue comme une tentative officielle ayant pour objet d'étouffer les critiques du journaliste, fondateur et ancien directeur du quotidien Le Matin, finalement interdit de publier en 2004. » Durant cette période, le FIJ avait plaidé pour la libération de l'auteur, et lui avait offert son soutien durant ses deux années de détention.