C'est Joe Wikert qui en fait l'expérience douloureuse et la rapporte sur son blog
Kindleville, largement dédié au lecteur de livres d'Amazon. Pour tout livre qui l'intéresse, Joe explique qu'il cherche à chaque fois à télécharger un extrait, un peu comme un cinéphile regarderait la bande-annonce avant de se précipiter dans une salle obscure.

Et ces extraits de livres peuvent en soi constituer une liste de bouquins que l'on souhaite lire et que l'on stocke, pour plus tard. Eh bien non. «
J'ai récemment découvert que plusieurs extraits présents sur le Kindle avaient dépassé la date limite de consommation », explique Joe. Comprendre : même les extraits sont bourrés de mesures de protection, ou
verrous électroniques pour en limiter l'usage dans le temps. Et au lieu d'ouvrir le livre en question, il est tombé sur le message suivant :
« C'est la fin de cet extrait de livre pour Kindle. Vous l'avez apprécié ? Achetez-le maintenant ou voyez les détails de ce livre sur le Kindle Store. »
Un comble. Mais la bêtise ne s'arrête pas là. Les DRM sont bien là pour vous pourrir l'existence : «
Je ne peux plus accéder à l'extrait de ce livre. Pire encore, en dépit de quelques tentatives, désormais je ne peux même pas le télécharger de nouveau », se désole Joe. Et de résumer : «
Stupide fonctionnalité, vraiment stupide. »
De là deux questions qui friseraient le ridicule, si le comportement du vendeur ne l'était pas plus encore : les ventes seront-elles réellement impactées par des extraits consultables à loisir ? Va-t-on vendre plus en privant les possesseurs de Kindle de leurs extraits ?
La réponse est laissée à la discrétion du blogueur : «
Non. »
Vendredi 16 jan 09
à 12 h 53