La première instance n'a rien donné
pour le chef de l'État qui souhaite définitivement voir retirée de la vente la figurine vaudou à son effigie. Débouté dans sa demande concernant le droit à l'image, le président Sarkozy persiste et signe, alors même que le TGI de Paris avait décidé que «
cette représentation non autorisée de l'image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle ». D'autre part, «
elle s'inscrit dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour ».
Bien.

Mais Nicolas Sarkozy lance son appel, en exigeant «
la cessation de la diffusion de la poupée vaudou et le retrait immédiat du Manuel de tous les points de vente », lequel s'accompagne de 1000 € par infraction. Une forme d'astreinte pour l'éditeur et les libraires, mais qui se prolonge avec la demande de 1 € de dommages-intérêts, ainsi que le remboursement des 2500 € de frais d'avocats. Cette demande doit donc être jugée le 13 novembre prochain, laissons passer l'armistice que diable !
Ainsi donc, Me Thierry Herzog, avocat du président a « e
stimé, après avoir pris connaissance de ce jugement, que la décision n'était pas conforme à la jurisprudence ». Et donc, appel... Mais après un premier jugement défavorable, c'est un risque de quitte ou double que tentent ici l'avocat et son fameux client... Alors que de son côté l'éditeur K&B, après une rupture de stock, a lancé la réimpression, un nouveau revers coûterait cher en termes d'image au président.
Outre cette forme d'acharnement que Ségolène Royal dénonçait
comme un manque d'humour, quand elle voyait d'un oeil amusé la poupée à son effigie, Nicolas Sarkozy pourrait bien prendre un camouflet si la justice donnait raison à l'éditeur.