Quebecor annonce donc une banqueroute, un dépôt de bilan encore plus amer qu'il a lieu à la fois aux États-Unis et au Canada. Basée à Montréal, la compagnie a eu recours aux levées massives de nouveaux capitaux pour relever la tête, mais rien n'y a fait.

L'avocat Derrick Tay déclarait hier :«
Si la compagnie n'obtient pas le plan d'urgence qu'elle demande pour un refinancement, elle sera à court d'argent comptant jeudi. » Ce sont en effet 400 millions qui devaient être injectés, par le groupe Quebecor et Tricap Partners. L'action a perdu plus de 46 % en quelques heures et ne valait hier plus que 0,18 $ canadien...
Ayant demandé d'être placé sous la protection de la Loi sur les arrangements, le PDG, Jacques Mallette se veut rassurante. «
Nous pensons que les mesures que nous prenons aujourd'hui et que le vote de confiance qui nous a été accordé par nos nouveaux prêteurs financiers nous permettra de protéger la valeur de l'entreprise pour les parties prenantes. »
Résultat d'une pression exercée particulièrement en Europe, combinée avec l'incapacité de conclure les ventes sur le continent, la perte de vitesse et le précipice semblaient inévitables.
L'échéance du 24 janvier parvenue à son terme, le groupe emploie 27.500 personnes, à travers 120 imprimeries au Canada, aux USA, mais dans d'autres pays également. Et dernièrement, un changement de nom, imposé par le groupe Quebecor World, «
pour éviter toute confusion dans l'esprit des gens », entre les deux groupes a été imposé.