Le pionnier des paparazzi d'Hollywood n'a pas de regrets

Souriez, même si vous n'en avez pas envie...

Rédigé par Clément S., le lundi 10 novembre 2008 à 12h05

Il aura été poursuivi en justice par Jacqueline Kennedy Onassis, et se sera fait casser des dents par Marlon Brando, mais Ron Gaella reste le premier authentique paparazzi hollywoodien, pur produit des stars. Encore titulaire de sa carte de presse, à l'âge vénérable de 77 ans, il vient de publier un nouveau livre de photos, simplement intitulé No Pictures, où l'on retrouvera des stars comme Mick JJagger, Sean Penn ou Elizabeth Taylor, saisies par son objectif.

Pour lui, toutes les célébrités sont pareilles : elles adorent et raffolent de l'attention que les photographes leur portent, tout en jouant d'une hypocrisie derrière laquelle elles s'abritent, prétextant qu'elles ne veulent pas être saisies au vol. Concernant Jaccqueline, « je pense qu'elle aimait être pourchassée. Ce n'était pas la Première dame, mais elle était tout de même connue. Et les gens voulaient en savoir plus à son sujet. Elle n'a pas affronté la réalité », explique-t-il à Reuters.


Et le paradoxe américain fit que ce sont les nombreux procès qu'il a endurés qui l'ont rendu célèbre, tout en lui permettant de gagner plus d'argent. Pour lui, paparazzo, venu de l'italien qui signifie moustique, n'a rien d'injurieux, mais reflète au contraire toute l'activité fugace de son travail. Ses premiers clichés, il les réalisa à l'armée, puis par la suite, en photographiant de jolies filles sur la plage contre rémunération.

La seule règle : « On n'entre pas dans leur foyer. »




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