Pierre Le François, le directeur général de l'ANEL (Association nationale des éditeurs de livres) indique qu'«
Il n’y a pas de crise de l’édition au Québec. L’industrie se porte relativement bien ». Selon lui internet et l'arrivée des ebooks sur le marché ne constituent pas «
une menace, dans la mesure où l’on s’assure que les droits d’auteur seront protégés ».

Pierre Bourdon qui dirige les éditions de l'homme renchérit : «
Internet ne tuera pas l’imprimé. Le livre a traversé bien des révolutions et bien des siècles. L’objet mythique qu’est le livre demeure quelque chose d’irremplaçable. Mais on se prépare quand même à faire face à la révolution numérique, nous n’avons pas le choix. Tant que l’appareil idéal n’est pas sur le marché, le livre n’est pas menacé. Mais si, un jour, le eBook devient aussi répandu et simple d’accès que le cellulaire ou le iPod, on devra s’adapter ».
Les acteurs du monde de l'édition au Quebec ne paraissent donc pas plus effrayés que ça face à la montée des nouvelles technologies et notamment des ebooks. Et si une étude tend à démontrer en France que les
lecteurs d'ebooks pourraient favoriser le piratage et donc être les ennemis du secteur de l'édition, Pierre Bourdon pour sa part s'inquiète plutôt de : «
l’appauvrissement culturel, le nivellement par le bas ».
Il affirme : «
Je m’inquiète de voir le désintéressement de certaines générations pour la culture en général et le livre en particulier. Beaucoup d’adolescents n’ouvrent jamais un livre. Leurs seules lectures se font sur le Web. Et ils n’ont pas le bagage nécessaire pour jeter un regard critique sur ce qu’ils y trouvent ».