La surveillance du web par le ministère de l'Education inquiète
Injustement, selon le discours officiel.
Véronique Mély, qui dirige la Délégation à la Communication des ministères de l’Education et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a tenu des propos plutôt rassurants au micro de nos confrères de Libération. Les pratiques incriminées ont librement cours depuis longtemps auprès des médias classiques.Le problème s’est posé sur des termes inhabituels placés dans le texte de l’appel d’offres. Il s’agissait de repérer des «leaders d'opinion», les «lanceurs d'alerte». Cette dernière expression a précisément entraîné de nombreuses réactions, notamment chez les syndicats.
Pour Véronique Mély, l’utilisation de ces termes n’a été faite que pour rendre plus compréhensible le travail que devrait fournir la société qui répondra à l’appel d’offres. Ce n’est que « la terminologie habituelle pour ce type de service », souligne-t-elle.
« Je suis assez surprise par l'interprétation de cet appel d'offres et par l'amalgame. Je ne peux que constater une sensibilité certaine à ces sujets qui s'est cristallisée sur certaines expressions. Mais je le répète: l'opinion cherche à se faire entendre sur le web, et nous, nous cherchons à l'écouter », affirme Véronique Mély. Reste effectivement à savoir comment seront utilisées les informations obtenues auprès de la société qui sera chargée d’ « écouter » les bruits de la toile…
Rédigé par Victor de Sepausy, le dimanche 16 novembre 2008 à 07h15
Source : Libération
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