En période de crise les éditeurs sont frileux, estiment les agents

Ils n'achètent pas... comme les consommateurs...

Rédigé par Clément S., le vendredi 21 novembre 2008 à 10h38

Les agents littéraires et les éditeurs partagent une certaine angoisse commune : les livres ne se vendent pas, à cause de la crise. Car les uns comme les autres tentent de faire acheter des livres et les uns comme les autres se retrouvent confrontés à un climat de méfiance, qui freinent l'investissement.

Et plusieurs agents aujourd'hui attestent qu'il est plus difficile depuis quelque temps de vendre les créations nouvelles des auteurs qu'ils défendent aux maisons d'édition. Tout le monde se serre un peu la ceinture, bilan des courses, les bourses se délient bien moins facilement.

Pour d'autres, il s'agit d'une constante annuellement remarquée. On vend moins de livres chaque année, mais désormais les ventes sont plus importantes. Une logique démentielle, explique Simon Trewin de l'United Agence : « Les éditeurs sont heureux de dépenser beaucoup, parce qu'acheter un livre modeste équivaut à dire que vous avez de modestes intentions. » Et selon lui, les maisons mettent bien plus de temps à se décider avant de se lancer dans l'investissement.

Mais la crise s'installant, et les autorités ne voyant la croissance reprendre que fin 2009, seuls les gros noms de l'édition continueront de se faire acheter sans problème. Encore que pour Dan Brown, quelqu'un miserait encore dessus ?




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