Sarah Palin, Joe le Plombier, liberté d'expression et lecture aux USA

Ça va publier sec, l'an prochain... Sûrement pas que de la grande littérature, mais alors ?

Rédigé par Nicolas.G, le samedi 29 novembre 2008 à 13h19

Deux personnages subsistent de cette élection présidentielle américaine, qui auront presque fait plus de tapage que les candidats officiels. Et pas pour des passages venimeux dans des talk-shows, ni pour la sortie d'un disque de country. Non, ces deux personnages vont écrire un livre. Ou du moins, sont sollicités pour le faire.

La première est bien évidemment Sarah Palin, dont nous avons déjà évoqué le projet maintes fois. Le second est en revanche Joe le Plombier, figure emblématique de la campagne, devenu symbole de l'entrepreneur moyen américain, et incarnant le rêve du même nom. De son vrai nom Samuel Wurzelbacher a décidé d'opter pour une humble maison d'édition et non un gros éditeur qui aurait publié une « sombre merde », selon ses propos, refusant du même coup une très forte somme, lorsque les avances pour Palin friseraient l'indécence.

Mais derrière ces publications prochaines, certains trouvent que l'Amérique revit et retrouve deux éléments qui lui sont propres : la liberté d'expression, qui ne fut pas le fort de l'administration Bush, et la lecture, que les démocrates ont toujours défendue, et qu'Obama semble pouvoir dynamiser, au point de galvaniser le pays, quand il évoque un livre.

Une étude avait montré l'an passé que 25 % des Étatsuniens n'avaient pas ouvert un livre au cours de l'année passée. Alors la publication de Sarah Palin, finalement pourquoi pas ? Tant qu'elle ne cause pas de créationnisme de façon prosélyte et qu'elle se contente de rapporter son expérience de femme politique... Et si Samuel veut nous parler du rêve américain, mais qu'il y aille : ce n'est pas comme si la Terre entière le connaissait par coeur...

À vrai dire, écrivez. Même si c'est pour rédiger une sorte de cochonnerie sans nom : c'est regrettable, mais ça fera lire. On ne peut toujours se laisser égarer par le snobisme éditorial, et ne revendiquer que de saines et hautes lectures. Bien évidemment, on préférerait l'influence saine d'Obama, qui manifestement dispose d'une réelle plume - ou d'excellents conseillers, voire plus ironique, de nègres...

L'an passé, près de 411.000 livres furent publiés aux USA.



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