Les éditeurs ploient sous les dépenses et serrent la vis
The Show Must Go On, d'accord, mais on va allumer un coup sur deux alors.
Dans tous les secteurs de l'édition, les éditeurs se plaignent : les temps sont durs et les coûts de fabrication augmentent, les fournisseurs revoient à la hausse les contrats, et les négociations sont difficiles alors qu'en face, on reproche des délais entre la commande et la livraison qui augmentent.
Ainsi, The Bookseller analyse la situation, en rappelant qu'HarperCollins a opéré un gel des emplois. Random House, de son côté, expédie Maureen Corish au carton : « Tout le monde est à la recherche de moyen pour baisser les coûts et réduire les dépenses directionnaires comme les taxis ou les voyages, à des niveaux plus raisonnables. »En clair, on serre la ceinture. Et certains éditeurs vont même jusqu'à ralentir les achats de nouveaux manuscrits, phénomène que les agents n'ont pas manqué de constater. Chez Bloomsbury, Richard Charkin précise que la société a toujours fait attention à ses dépenses, et qu'en tant qu'entreprise de taille moyenne, aucun poste ni dépense n'est ignoré.
Pour la Publishers Association et Simon Juden, son directeur, la situation actuelle trouve bien évidemment un écho chez les éditeurs, et toute dépense est rigoureusement examinée. « Cependant, par rapport à d'autres secteurs des médias, l'édition va bien. » Certes, on fait attention, mais on ne connaît effectivement de politique massive de licenciement.
Rédigé par Cecile Mazin, le vendredi 28 novembre 2008 à 12h07
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