Voilà un blogueur qui livre
une intéressante réflexion sur l'éthique, le piratage et la disponibilité des livres électroniques. Ayant découvert un auteur qu'il a particulièrement apprécié, il s'est aperçu que ses romans étaient épuisés et même plus disponibles sur Amazon, en occasion.

Dilemme : adepte de l'ebook, parce qu'il voyage beaucoup, il s'est rendu compte que les livres avaient été réédités par un éditeur, Neandertal Publishing, qui n'a pour autant pas créé de version électronique, avec ou sans DRM. Après une simple recherche, notre internaute déniche une version ebook, sur un site de piratage. Alors que faire ?
Internvient ici Russel Davis, ancien cadre siégeant au conseil du droit d'auteur et désormais président de la SFWA (la Science Fiction Writer’s Association). Selon lui, «
l'infraction électronique est un vol », ce qui juridiquement ne manque pas de bon sens. Pourtant, la question est de savoir qui perd quoi.
Si Russell estime que le piratage nuit aux auteurs et à leurs héritiers, l'auteure dudit bouquin a annoncé qu'elle n'écrirait plus rien - suite à des menaces de mort de lecteurs psychotiques. La situation est complexe parce que privé du contenu qu'il souhaite posséder, le blogueur constate que la seule alternative serait le piratage. Car n'ayant pas dans l'idée d'acheter la version papier, comment considérer que le piratage de la version électronique serait un crime ?
Et d'évoquer cependant d'autres alternatives, pour ne pas plonger dans ce côté obscur. La réponse, pour certains, se trouvera du côté de
l'offre future de Google Books, qui permettra de télécharger et acheter des livres épuisés, en format électronique. Mais les risques de monopole font très peur
aux libraires d'outre-Atlantique. Une autre vient d'un des commentaires : pirater le livre et envoyer l'argent à l'auteur...