UMP : Prévention de la délinquance... chez les mineurs de 36 mois

Désormais, on fera aussi des tests ADN du gène non-UMP...

Rédigé par Victor de Sepausy, le jeudi 11 décembre 2008 à 16h18

C'est le retour de l'une des pires idées émises sous le gouvernement Sarkozy : détecter les troubles potentiels chez l'enfant qui induisent des comportements violents, lesquels les mèneront plus tard à une inéluctable délinquance. Frédéric Lefebvre constate qu'en l'espace de 60 ans, on est passé de 1 mineur sur 166 impliqué dans une affaire pénale à 1 sur 30 aujourd'hui.

Détection précoce pour lutter contre la délinquance future

Dès lors, il serait bon de poser « la question de la détection précoce des comportements », estimait-il sur Europe 1, ajoutant que l'âge de trois ans est avancé par de nombreux rapports, « pour être efficaces ». Cette idée s'ajoute à celle de revoir la responsabilité pénale à l'âge de 12 ans, toujours dans une optique de lutte contre la délinquance, proposée par Rachida Dati.

Aveu toutefois du porte-parole de l'UMP : « Je ne suis pas un spécialiste, donc je ne déterminerai pas à quel âge il faut le faire. » Pourtant, si dans une garderie on repère un enfant au tempérament violent, « c'est le servir, c'est lui être utile à lui que de mettre en place une politique de prévention tout de suite ». Évidemment. Et éventuellement un petit bracelet à la cheville pour signaler à la police qu'il sort du périmètre de sécurité autour de son lit...

Finalement, cette mesure de détection, à travers les établissements scolaires, serait aussi une manière de ne pas appliquer le droit pénal « très tôt » et passer par la case prévention garantirait une solution à « ces enfants dont on voit qu'ils sont en train de partir sur un mauvais chemin ».

Bref retour en 2006...

Un rapport remis par l'Inserm, portant sur « le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent », détaille que la détection des comportements violents dès le plus jeune âge (36 mois) peut contrecarrer la délinquance. Une pétition réunissant des professionnels dénonça alors la délicatesse de ce rapport. « Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ? », interrogeait-on.

« Le risque de dérive est patent : la détection systématique d’enfants “agités” dans les crèches, les écoles maternelles, au prétexte d’endiguer leur délinquance future, pourrait transformer ces établissements de lieux d’accueil ou d’éducation en lieux de traque aux yeux des parents, mettant en péril leur vocation sociale et le concept même de prévention », précisait même la pétition.

On se demande bien ce qui a changé depuis...



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Jean-Charles DUBOC

Lundi 01 déc 08
à 20 h 44


S?il est nécessaire ? d?après cette proposition - de détecter le plus tôt possible les cas de psychopathie chez les très jeunes enfants, il est au moins aussi nécessaire de faire des tests psychologiques pour détecter les élus qui présentent des signes de sociopathie :

http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/
Et un sociopathe qui prend le pouvoir c?est beaucoup plus dangereux pour la collectivité qu?un « peut-être futur délinquant » détecté en maternelle.

Jean-Charles Duboc

Massoundi Soilihi

Jeudi 11 déc 08
à 16 h 18


comment?y a t-il une assiette toute faite pour cette détection?comment associer la déviance sociale et la délinquance dans un pays comme le notre"Comores" où la nation de la délinquance est mal reconnu etant un fleau sociale contrèrement à la deviance?
 
dessin du jour AcuaLitté