Accueil > Enseignement > International
Angleterre : l'école se virtualise, l'éditeur veut reprendre ses livres
Ou comment tenter de faire pression pour éviter un plantage ?
La semaine passée, Philip Pullman accompagné d'autres auteurs, partait en croisade contre la robotisation d'une bibliothèque, après que les enfants de l'école ont lancé une pétition pour demander que leur bibliothécaire ne soit pas remplacé par un système informatique sans âme et un environnement de travail virtuel.
Mais voilà qu'un éditeur vient frapper à l'huis du directeur de l'établissement pour lui rappeler un arrangement passé : entre 1998 et 2005, l'école a en effet reçu des livres, près de 250, de l'éditeur Everyman, dirigé par David Campbell. Le contrat était simple : on donne des livres, certes, mais à condition qu'ils soient exposés aux yeux de tous. Un échange de contenu contre de la visibilité, en somme. Les auteurs n'étaient pas spécialement ciblés, Campbell rappelle que l'on trouvait indifféremment Homère, Roald Dahl, Raymond Chandler ou Garcia Marquez, dans une lettre au directeur de l'école de Chesterfield. « Si vous persistez dans cette extraordinaire et mauvaise décision, rendez-nous les livres », clame-t-il. « Nous sommes sollicités par des écoles qui n'étaient pas éligibles à notre programme de don, ainsi que par d'autres, situées en Afrique, qui souhaitent ces livres », poursuit-il.
On attend donc la suite des événements...
Rédigé par Clément S., le jeudi 04 décembre 2008 à 10h16
Article pertinent ? Votez pour lui sur
S'inscrire à la lettre d'information du site
Rapporter une erreur sur l'actualité
Article pertinent ? Votez pour lui sur
S'inscrire à la lettre d'information du site
Rapporter une erreur sur l'actualité
Actualités en rapport :
03/12/2008 : Restriction budgétaire à Philadelphie, le maire frappe les bibliothèques
03/12/2008 : Culture : Paris s'apprête à licencier en douce en bibliothèques
01/12/2008 : USA : Les bibliothèques cherchent 100 millions $ de financement
25/11/2008 : Un consortium de bibliothèques réunit 35 millions £ pour des livres
24/11/2008 : Philip Pullman opposé au troc d'un bibliothécaire pour un ordinateur
Interventions
-->















