Cyber intimidation sur Facebook : une lycéenne renvoyée porte plainte

Et tente de sauver sa scolarité future en invoquant le libre échange d'idées...

facebook wikio digg twitter google

Rédigé par Victor de Sepausy, le jeudi 11 décembre 2008 à 12h59

Note2be, on s'en souvient, c'est ce site qui encourageait à noter ses professeurs, mais qui a par la suite connu quelques travers malheureux avec la justice et la CNIL. Katherine Evans, elle, est américaine, de 18 ans, et inscrite sur Facebook, où elle a créé un groupe : le thème était simple et ciblait sa prof, Mme Sarah Phelps, « la pire qu'elle ait jamais rencontrée ». Et d'ajouter : « Ici est le lieu pour laisser s'exprimer votre sentiment de haine. »

Deux mois après, Katherine est renvoyée au motif de cyberintimidation, après une suspension de trois jours à laquelle s'ajoutait le comportement perturbateur. Mais voilà, à présent qu'elle est entrée en université, elle redoute que cette faute de parcours ne fasse tache sur son dossier. Et comme le précise son avocat : « C'est quelque chose qui pourrait évidemment devenir un problème pour elle. » Voyez-vous ça...

Elle a donc porté plainte contre l'établissement, sous le chef d'accusation suivant : violation de ses droits constitutionnels ainsi que du libre échange des idées et des opinions dans l'espace public. Et elle ne réclame pas de dommages-intérêts : juste que soit retiré de son dossier la mention de cyberintimidation.

Pourtant, trois élèves du lycée de Pembroke Pines (Miami, Floride) avaient répondu sur ce groupe, pour contester la vision de Karen et expliquent aujourd'hui que c'était bien une mésentente entre l'enseignante et elle. « Quelles que soient les raisons de ta haine, ils sont probablement immatures », se fait-elle alors envoyer dans les dents. La suite dans le procès ?




actualité suivante
actualité précédente
campagne publicitaire
Réagissez à cet article
quoter
valider
Ast

Mercredi 25 novembre 2009
à 12 h 37


On ne sait pas quoi penser : c'est méchant pour sa professeur mais d'un autre côté, être expulsé et accusé de cyberintimidation, ça fait mal !