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Une directrice de publication licencié un peu hativement
Judith Regan, qui a dirigé HarperCollins avait été remerciée à cause de la confession d'O.J. Simpson...

New York : la guerre est finie. Judith Regan, directrice de la publication licenciée en raison de sa détermination pour sortir la « confession » hypothétique d’O.J. Simpson, en a terminé avec son action en justice de 100 millions de dollars contre La News Corporation de Rupert Murdoch.

Les deux parties vécurent heureuses...

Selon une déclaration commune sortie vendredi : « Les deux parties sont heureuses d’avoir pu trouver un accord équitable et confidentiel sans qu’aucun d’eux n’ait à admettre sa culpabilité. Je suis reconnaissant de l’opportunité qui m’a été donnée de travailler avec des personnes si talentueuses et attends avec impatience ma prochaine entreprise », a déclaré Mme Regan qui a intenté un procès pour diffamation en novembre dernier pour 100 millions de dollars.



L’empreinte Regan chez HarperCollins a permis de publier une longue liste de best-seller osés, comprenant Juiced de Jose Canseco et How to Make Love like a Porn Star de Jenna Jameson. Pourtant, elle a été renvoyée en décembre 2006, moins d’un mois après que Murdoch n’ait annulé sa sortie de la confession prétendument fictive du meurtre d’O.J. Simpson, If I Did It. Le livre, avec en parallèle une interview sur Fox télévision avait été reçu par une indignation générale.

« Mme Regan est une directrice de publication talentueuse qui a réussi à créer de nombreux livres primés et parmi les meilleures ventes pendant ses douze et demi au sein de l’entreprise », a déclaré News Corp. Et celle-ci d’ajouter « News Corp. remercie Mme Regan pour sa contribution remarquable et lui souhaite d’autres succès ».

Des allégations mensongères

Au moment où elle fut licenciée, son contrat se poursuivait encore sur deux ans. News Corp. prétendait que Regan avait proféré des propos anti sémites durant une conversation téléphonique avec un avocat de l’entreprise. « Cette accusation a été fabriquée de toutes pièces », prétendait Mme Regan. « Après avoir examiné l’affaire scrupuleusement, nous acceptons la position de Mme Regan qui n’aurait rien dit de purement anti sémite, et croyons donc que Mme Regan ne l’est pas », expliquait vendredi News Corp.

Mme Regan accusait également ses anciens employeurs de lui avoir demandé de mentir à des enquêteurs fédéraux à propos de Bernard Kerik, ancien commissaire de police de la ville de New York et ancien amant et d’avoir essayé de colporter des rumeurs sur elle. Mme Regan déclarait que ces calomnies avaient pour base sa relation intime avec Kerik qui fut commissaire de police sous l’ancien maire Rudy Giuliani, et partageant le même bord politique que News Corp.

Le républicain Giuliani, avait nommé Kerik, commissaire de police et l’avait recommandé au président Bush pour le poste de secrétaire au département pour la sécurité intérieure. Kerik a dû retirer sa candidature suite à la révélation de sa fausse déclaration. Il n’avait pas déclaré le salaire qu’il payait à une nurse. Il fut inculpé en novembre dernier, quelques jours avant que Regan n’intente son procès sur la base d’accusations de mensonges à la Maison Blanche et de fausse déclaration de revenus. Il a plaidé non coupable.

Rédigé par Jubop, le mercredi 30 janvier 2008 à 09h20

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