Deuxième plus important libraire aux États-Unis, le groupe Borders a accepté la proposition de l'éditeur HarperStudio d'un nouvel accord basé sur un principe simple : soit on vend, soit on ne renvoie pas. Cette tradition dans le monde du livre, vieille de plusieurs décennies et également appliquée en France permet en effet au libraire de renvoyer les invendus à l'éditeur, aux frais de ce dernier. Un luxe que les libraires partagent, dans l'Hexagone, avec les pharmaciens.

Vincent Roy, directeur de collection au Cherche Midi était revenu
avec nous sur ce point. Toutefois, il est à noter que cette gratuité du retour des livres est laissée à la discrétion des ditributeurs et des libraires, bien qu'une orientation vers la gratuité soit constatée.
Depuis 1930 aux USA, les libraires ont recours à cette possibilité de renvoyer les titres qui n'auront pas été vendus, sans payer les frais de retour. Cela représenterait une masse de 30 à 40 % des livres qui transitent dans les boutiques du libraire, lesquels peuvent toutefois bénéficier dans ce cas de réductions importantes, absence de prix unique du livre oblige.
Mais selon le Wall Street Journal, Borders vient d'accepter une entente qui lui permettra d'obtenir une remise sur le prix d'achat des livres qui sera plus confortable, contre l'assurance donnée à HarperStudio que les invendus ne seront pas renvoyés. Le ralentissement économique aurait convaincu les deux parties de tester ce système expérimental, qui pourrait augmenter les profits de chacun tout en réduisant les déchets.
HarperStudio appartient au groupe HarperCollins, lequel dépend de la méga corporation News Corp. Ce n'est pas une première pour HarperCollins toutefois, puisqu'en avril dernier, l'éditeur avait annoncé
un plan incluant la fin des retours d'invendus qui étaient déjà de plus en plus difficiles à assumer pour l'éditeur.
Mercredi 17 déc 08
à 11 h 29