
Alors qu’il présentait ses vœux aux personnels de l’Education nationale, Nicolas Sarkozy est revenu sur la réforme du lycée, initialement prévue pour la rentrée 2009. Selon le président, elle n’est repoussée que d’un an, ce qui permettra une plus grande concertation autour de sa nouvelle mouture.
Pourtant, c’est face à une assemblée vidée des syndicats de l’enseignement que le président s’est exprimé. Ces derniers avaient préféré boycotter la cérémonie afin de montrer leur mécontentement face au manque de dialogue avec le gouvernement sur l’ensemble des réformes en cours.
Nicolas Sarkozy ne perd pas de vue l’un des objectifs premiers de la réforme du lycée : lutter contre les redoublements en seconde et le nombre important d’élèves qui quittent le système sans formation.
La réforme se fera mais, dans un premier temps, c’est
une mission d’experts dirigée par Richard Descoings (directeur de l’Institut d’études politiques) qui va travailler à l’élargissement de la concertation pour établir une nouvelle base à la réforme future.
Rappelant que le "toujours plus" n’avait pas payé dans l’Education nationale, le président n’a pas souhaité revenir sur la décision de supprimer 13,500 postes à la rentrée 2009.