
Le premier tournoi de scrabble en breton a réuni dimanche dernier 700 participants dans 16 villes de Bretagne et à Paris, nous apprend le journal Reuters.
Pour une finale qui aura lieu le 5 mai prochain, à Carhaix-Plouguer dans le Finistère, les 68 meilleurs joueurs de skrabell se retrouveront pour célébrer l'idiome.
Pour Éric Bainvel, organisateur dans la ville de Saint-Herblain, «
L'objectif est de faire sortir la langue bretonne du seul cercle familial et de l'école, où elle a tendance à se cantonner. [...]
Cela permet aussi de créer des occasions pour se retrouver et parler breton. »
Et en Loire-Atlantique, on est plus vigilant qu'ailleurs encore puisque le département n'appartient plus à la région de la Bretagne — administrativement, tout du moins, et que son retour sur la Terre promise fait rage.
En adaptant quelque peu les règles et les lettres, explique Mevena, étudiante de 19 ans, parce qu'en «
breton, par exemple, le X et le Q n'existent pas, alors que le K revient très souvent », le scrabble deviendrait le défenseur de la langue...
95 % des parleurs de breton auraient plus de 60 ans, ce qui en ferait la langue parmi les plus menacées en Europe...