
Ce sont trois individus âgés de 19 à 24 ans et originaires de Croatie qui s’en sont violemment pris à un étudiant en sciences politiques de l’Université de Zurich.
Accosté vendredi soir dans une ruelle sombre de la vieille-ville de Locarno, les trois jeunes l’ont roué de coups et laissé inanimé. Les agresseurs ont été arrêtés quelques heures plus tard.
L’étudiant a d’abord été transporté à l’hôpital de Locarnot où sa mort cérébrale a été constaté. Ce décès a entraîné l’annulation du carnaval et a suscité l’indignation de la droite tessinoise.
Dimanche après-midi, un millier de personnes ont défilé pour manifester leur indignation face à ce déchaînement de violence.
Ce drame a aussi interpellé les autorités cantonales: le directeur de la justice, Luigi Pedrazzini, réclame un jugement rapide et sévère: «Il faut donner un signal fort et adopter une stratégie et des mesures draconiennes contre ces bandes de jeunes.»
A Locarno, l'agression de samedi a réveillé une critique lancinante. Si l'organisateur du carnaval, Luigi Buzzi, considère que «le dispositif de sécurité était adapté aux circonstances», ce n'est pas l'avis du commandant de la police municipale.