Parmi les pays du Maghreb, le Maroc est le pire élève

Une étude catastrophique place la pays en 126e position sur 177 pays notés.

Rédigé par Clément S., le mardi 05 février 2008 à 12h34

« Sur le plan du développement humain, nous sommes classés par le PNUD 126e sur 177 pays, et c'est la scolarité qui nous pénalise » se désole Meziane Belfkih, conseiller du roi et président délégué du Conseil supérieur de l'enseignement.

Car le Maroc fait en effet grise mine dans ce milieu, nous apprend l'AFP. Avec une perte d'un tiers des effectifs entre chaque cycle d'études, de la primaire au lycée, les élèves perdent également des points en lecture où le rapport PIRLS de 2006 les classe moins performants que 5 ans auparavant.

« là où est tombé le Maroc de l'éducation, il faut
 un remède de cheval au corps enseignant
»

Problème d'investissement ? M. Belfkih l'envisage, en expliquant que « les dépenses pour un élève marocain sont de 525 dollars par an, contre 700 en Algérie et plus de 1.300 pour un élève Tunisien ». Ainsi dans le Maghreb, seules l'Algérie et la Tunisie rempliront les conditions de l'ONU sur la baisse de l'analphabétisme.

Un taux d'analphabétisme dans le pays de 40 %

Crise scolaire et éducative, manque d'outils de contrôle, l'Économiste redoute que « là où est tombé le Maroc de l'éducation, il faille un remède de cheval au corps enseignant ». Cela se confirme par des statistiques désastreuses : 13 élèves sur 100 parviendraient à obtenir leur bac, et 3 seulement font un parcours sans doubler de classe. Par ailleurs, 9.000 salles de cours sont classées comme délabrées...

Avec 7 millions d'élèves et 170.000 professeurs, 26 % du budget de l'État part cependant dans l'enseignement. 40 % des Marocains ne sauraient pas lire : une révision totale du système est urgente.



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