«
Darcos, si tu savais, ta réforme, ta réforme... » En changeant simplement le nom du ministre en place, voire en intervertissant les ministères, on retrouvera les 50 dernières années ou presque de manifestations et autres grèves en France. Celle de demain ne devrait pas déroger à la règle.

D'autant que l'intersyndicale faisant fi des opinions politiques a massivement appelé à la grève, pour «
une école assurant la réussite de tous les jeunes ». Que ce soit dans le primaire, le secondaire ou la recherche, des milliers de postes sont menacés et le mouvement risque d'être d'ampleur.
Bien sûr, les salaires seront également abordés, dans les revendications, mais c'est avant tout la qualité de l'enseignement prodigué dans des conditions précaires (allons-y gaiement...). Et le message passera, coûte que coûte, demain, estiment les syndicats.
On estime encore une fois à près de 68 % le taux de grévistes en maternelle et primaire, selon les chiffres avancés par le SNUipp-FSU à l'AFP. «
Deux mois plus tard, les raisons de la colère sont toujours là », atteste Gilles Moindrot, son secrétaire général.
Demain, un jeudi noir ? En plein mois de janvier ? Faudrait retourner à l'école réviser ses classiques...