Alors pour pour François Bayrou, le discours de Nicolas Sarkozy a est parvenu à unir un monde «
profondément blessé », alors qu'il est «
d'habitude toujours scindé entre gauche et droite », une réunion d'un autre type s'est déroulée à Lyon.

En effet, un cortège funéraire de 400 étudiants a hier travers la ville, tout de noir vêtu pour enterrer et commémorer « la mort de l’Université ». Les enseignants se sont joints à cette manifestation tragi-comique, laquelle s'est achevée par une oraison funèbre
de circonstance : «
Nous sommes tous réunis ici pour rendre hommage à notre Université, qui vient de s’éteindre. Cette grande institution, qui a su subsister, contre vents et marées, depuis le Moyen-Âge. Nos regrets sont infinis. »
Dans une cérémonie qui a poussé jusqu'à exécuter symboliquement les futures victimes qu'occasionnera la réforme, boursiers, aspirants Capésiens, doctorants. Le peloton s'organise, on tire, on tombe. Car c'est «
la mise à mort de l’égalité des enseignants-chercheurs dans l’exercice de leur métier, et la mise à mort de l’égalité d’accès des étudiants au savoir et à la connaissance », que l'on est venue ici dénoncer.
Les banderoles invitant à ce que la ministre « enterre [s]es idées, pas l'université » ou clamant qu'« enseigner un métier, ça s'apprend », auront fait mouche.
«
Il y a là quelque chose de dangereux, parce qu'on est en train de faire naître dans le pays un doute à l'égard de la communauté scientifique, et c'est malsain », avait conclu le président du MoDem, sur France 3 hier.
C'est connu, les choses étranges, on les supprime...