Dans un cortège funéraire, Lyon entre en deuil de son université

RIP

Rédigé par Victor de Sepausy, le samedi 07 février 2009 à 09h59

Alors pour pour François Bayrou, le discours de Nicolas Sarkozy a est parvenu à unir un monde « profondément blessé », alors qu'il est « d'habitude toujours scindé entre gauche et droite », une réunion d'un autre type s'est déroulée à Lyon.

En effet, un cortège funéraire de 400 étudiants a hier travers la ville, tout de noir vêtu pour enterrer et commémorer « la mort de l’Université ». Les enseignants se sont joints à cette manifestation tragi-comique, laquelle s'est achevée par une oraison funèbre de circonstance : « Nous sommes tous réunis ici pour rendre hommage à notre Université, qui vient de s’éteindre. Cette grande institution, qui a su subsister, contre vents et marées, depuis le Moyen-Âge. Nos regrets sont infinis. »

Dans une cérémonie qui a poussé jusqu'à exécuter symboliquement les futures victimes qu'occasionnera la réforme, boursiers, aspirants Capésiens, doctorants. Le peloton s'organise, on tire, on tombe. Car c'est « la mise à mort de l’égalité des enseignants-chercheurs dans l’exercice de leur métier, et la mise à mort de l’égalité d’accès des étudiants au savoir et à la connaissance », que l'on est venue ici dénoncer.

Les banderoles invitant à ce que la ministre « enterre [s]es idées, pas l'université » ou clamant qu'« enseigner un métier, ça s'apprend », auront fait mouche.

« Il y a là quelque chose de dangereux, parce qu'on est en train de faire naître dans le pays un doute à l'égard de la communauté scientifique, et c'est malsain », avait conclu le président du MoDem, sur France 3 hier.

C'est connu, les choses étranges, on les supprime...



end
Réagissez à cet article
quoter
valider
 
dessin du jour AcuaLitté