
Hier mercredi 6 février, l’affaire de la gifle rebondit avec l’intervention du Premier ministre François Fillon. Il vient apporter son
« soutien » à l’enseignant qui a été inculpé pour avoir giflé un élève irrespectueux. Le Premier ministre estime que ce geste n’est
« jamais une bonne solution » mais qu’il relevait de la nécessité de rétablir
« un peu de discipline ».
« Il n'est pas acceptable qu'un élève traite un enseignant de connard, c'est une faute qui mériterait semble-t-il une sanction plus sérieuse que celle qui a été prise [
3 jours de suspension]
, et donc oui, je soutiens cet enseignant », , a dit le Premier ministre sur RMC.
Quant aux 48 heures de garde à vue infligées à l’enseignant, le chef du gouvernement a dit ne pas avoir
« de jugement à porter sur la justice ». Mais,
« en tant que citoyen et en tant que parent d’élève, oui ça me choque » a-t-il ajouté.
L’enseignant d’un lycée du nord de la France sera jugé fin mars pour
« violence aggravée sur mineur » suite à son geste perpétré en classe sur un élève de onze ans qui venait de le traiter de
« connard ». Le professeur aurait été au préalable irrité par du désordre sur une table. Le père de l’élève, gendarme de profession, a porté plainte suite à l’incident. Cette affaire a suscité de vives réactions chez les syndicats d’enseignants et au sein des fédérations de parents d’élèves.