L'anglais au lycée : Oh yeah ! s'exclame Xavier Darcos

Tiens, étonnant, comme réaction, non ?

Rédigé par Victor de Sepausy, le mardi 17 février 2009 à 16h03

Les vacances scolaires n'ont pas commencé hier pour tout le monde, loin de là : pour 10.000 élèves environ, c'est un retour en classe pour potasser la langue de Fleming. Pas celle de Shakespeare, on s'estimera déjà heureux qu'il maîtrisent un dialecte plus récent.

Selon la répartition des zones, on sait qu'en A, 2000 lycéens suivent ces cours à travers 80 établissements, quand pour la C, ils sont 3500 pour 90 lycées. Par extrapolation et savants calculs, on table donc sur près de 10.000 élèves dans tout le pays.

Et le ministre de l'Éducation nationale, qui passe ses vacances - il est en zone C, lui - dans l'Essonne, en a justement profité pour rendre visite à un établissement de Corbeil-Essonnes, le lycée Robert Doisneau. « Je crois que tous ceux qui avaient envie de le faire ont pu être accueillis », a-t-il simplement commenté, estimant également « C'est pas mal, c'est un bon début. »

Avec trois heures quotidiennes, sur une semaine, il s'agit avant tout d'« offrir un service aux élèves qui le souhaitent lorsque leurs moyens financiers ne leur permettent pas de se l'offrir ailleurs ». Donc de couper l'herbe sous les pieds des cours particuliers ? Non, assure le ministre qui veut « faire que l'école publique, laïque et gratuite offre aussi la réussite, gratuite ».

Pour le SNPDEN-Unsa, syndicat des directeurs d'établissements, les délais étaient pourtant trop courts pour la mise en place d'un système correctement organisé. Mais fi donc : pour le ministre, tout son système est « très vivant », et les lycées qui se rendent à ces cours « s'en saisissent bien volontiers ».

Au fait, en fin d'année, vous serez notés sur votre progression au cours de ces heures supplémentaires. Travaillez plus, pour gagner plus... d 'examens...



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