
Pierre Bayard est le seul français parmi les sept étrangers à être classé par le
New York Times dans les cent parutions de l'année, avec son «
traité » comme l'appelle le gratuit
Time Out, intitulé «
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ». un journaliste du
New York Times, Jay McInerney affirme même que «
le lire peut vous rappeler combien vous adorez la lecture », belle ironie tout de même !
Un livre qui s'adresse directement aux critiques de journaux, entre autres, qui en Amérique s'en sont tous donné à coeur joie. Le livre a plu, beaucoup même. Et nos confrères américains n'ont pu résister, à y aller de leur petit billet d'humour en fin de critique. En effet comment résister à glisser un petit mot quand on a fini de parler d'un livre que l'on a lu et qui vous explique «
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ».
Ainsi précisent-ils presque tous qu'eux ils l'ont lu, avant d'en parler, et Marjori Kehe précise même à ce propos dans le
Christian Science Monitor, «
Il est français après tout et l'ironie ne le gêne probablement pas ».
Bon il y a bien quelques grincheux comme Kevin Smokler qui reste sur la réserve dans sa chronique du
San Francisco Chronicle, et qui déclare «
ne pouvoir décider entre la comédie grisante et la torpeur académique pour finir, tristement, par un troisième quelque chose : un livre qu'il faudrait lire pour savoir ce dont on peut faire l'économie ».
Bref le livre de Pierre Bayard est un vrai succés outre-atlantique, et lorsque l'auteur à été convié à un débat avec Umberto Eco, le 17 novembre dernier à la New York Public Library, ont fut contraint de refuser du monde.