Le livre papier, un modèle aussi mort que les arbres qui les font

Ça ferait presque froid dans le dos, tout cela...

Rédigé par Clément S., le vendredi 27 février 2009 à 09h39

Voici ce que l'on qualifierait d'intégriste de l'ebook, au dernier degré : réagissant sur son blog à un article du New York Times, Barry Eisler tient à remettre les choses à leur place. Le chroniqueur du NYT, David Pogue estime en effet que « dans Techoland, rien ne remplace jamais quoi que ce soit. Les ebooks ne remplaceront pas les livres. L'iPhone ne remplacera pas les liseuses ». Et Barry n'est clairement pas d'accord.

La technologie évolue, attention

Et de reprendre l'exemple de la VHS, aujourd'hui bien moins utilisée depuis le passage au DVD, lesquels laisseront place aux Blu-ray, puis au téléchargement et enfin au streaming, très probablement. La technologie laisse place à la technologie, c'est une évidence, estime-t-il. « Les compagnies de chemin de fer ont une fois fait l'erreur de croire qu'elles étaient dans le business du rail. Mais non : elles étaient dans l'industrie du transport », poursuit Barry.

De même, un éditeur qui considérerait que le papier et l'histoire qui y est imprimée sont une seule et même chose se fourvoierait tout autant. Et se planterait en croyant que les lecteurs veulent le papier plus que l'histoire. « Il est vrai que l'avènement de la poudre à canon n'a pas éliminé l'arc et les flèches », continue Barrry, histoire de filer les métaphores, mais ce qui prime n'est pas de savoir si l'arc et les flèches ont disparu. En fait, l'important est de savoir comment une industrie s'adapte à de nouvelles technologies et dans le cas contraire, ce qu'il advient d'elle.

La technologie dite de l'arbre mort

Seule une personne nourrie depuis la naissance aux livres papier pourrait considérer que « les arbres morts possèdent un réel avantage ». Mais imaginons un monde dans lequel nous aurions grandi au milieu de liseuses, personne ne croirait aux chances du papier. Attendez... arrêtez... c'est le monde dans lequel évoluent nos digital natives, non ? Et comment ça, il n'y a pas de liens hyper texte dans votre bouquin ? Et on ne peut pas modifier la police ? Hmm... aucun avenir, ce papier !

Quant à l'aspect sensoriel, le toucher, l'odeur des livres ? « Ce n'est pas un argument, c'est le grincement du passé dans un cimetière. » Et de conclure plus violemment encore : « Le fait que des éditeurs tentent encore de mener cette bataille contre le support numérique est la preuve de leur défait prochaine et douloureuse. »

Dont acte.



end
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Uju

Jeudi 26 fév 09
à 15 h 45


de "modèle" mort, vous parlez de "modèle" économique", non ?
et par éditeur, on entend bien le marchand de bits copyrighté ?
pour culture, une industrie simple comme un jeu de mots ?

c'est vraiment passionnant de vous lire...

on arrive où lorsqu'on est à Techoland ? (pas grand chose à voir avec les tekos de ma jeunesse je présume)
Fabien

Vendredi 27 fév 09
à 09 h 39


Ahhh les digital natives? ahh les avantages du numérique qui viendraient mettre fin aux problèmes si nombreux que posent les vilains livres en papier.

Ahhh, les gentils ringards qui tentent depuis près de 10 ans de poser leur liseuses et autres daubes au nom du progrès en refusant de voir que les liseuses sont à la base des objets technologiques ringards et dépassés parce qu'incapables de faire plus qu'une seule fonction quand tous les autres objets sont multifonctions.

Ahhh tous ces babas qui les suivent par peur de ne pas être dans les early adopters et par peur de ne pas être dans les branchés.

Pffff?
Fabien

Vendredi 27 fév 09
à 09 h 39


sympa les points de suspension qui se transforment en point d'interrogation
 
dessin du jour AcuaLitté