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Québec : les librairies indépendantes vendent sans peine
Je connais un David qui doit pleurer de pas avoir posé de copyright sur son histoire contre Goliath depuis le temps.

Si je n'avais pas gardé un souvenir qui me démange encore la main droite de coller une torgnole au débile profond qui m'a soutenu - sans avoir bu - qu'en France, on était aux pieds des Américains, le Québec serait la plus belle région du monde. Fraîche, mais belle.

La part belle aux librairies indépendantes

D'autant qu'à l'attention de nos amis libraires qui se demandent comment finir le mois sans se compromettre à vendre d'immondes livres vomis par des plumitifs nègres, sous couvert de starlette en manque de choses à raconter, le Québec est un bon investissement.

Une étude de 222 pages démontre que 53 % des ventes de livres se font donc en librairies indépendantes et non en grandes chaînes, comme on pourrait le redouter. Et un brin de chauvinisme n'ayant jamais tué un compatriote, les ventes concernent surtout des productions locales, à la hauteur de 4,6 millions contre 4,99 millions de livres pas estampillés "pur sirop d'érable". Pas sidérant ? Prenez alors en compte que 13 % de la production éditoriale est québécoise, et que le restant, ce sont des livres étrangers.

Des ombres dans le ciel de la Belle Province.

« Le seuil de rentabilité n'est pas atteint », gémit en effet Pierre Bourdon, directeur des Éditions de l'Homme. Car, oui, « tout cela est formidable jusqu'à tant qu'on découvre que la vente moyenne est à peu près à 1200 exemplaires par titre ». Et de poursuivre : « L'édition québécoise se porte bien, mais l'édition littéraire en arrache un peu plus ».

Et voilà l'industrie confrontée à « un phénomène de fractionnement du savoir, qui fait que les gens veulent des livres plus spécialisés et, en parallèle, un phénomène de "bestsellerisation" . » En somme, peu de livres qui se vendent très bien payent le reste des publications.

Et les invendus viennent noircir le tableau. Avec 31 % de retour, selon l'étude, les livres québécois reviennent pourtant moins en masse que les livres du reste du monde. « Les livres en très petites quantités viennent un peu embourber le marché, conclut M. Bourdon. C'est là où l'industrie aura à réfléchir. Il faut trouver une autre façon de faire que le système de l'office. »

Rédigé par Clément S., le vendredi 07 décembre 2007 à 09h00
Source : Le Devoir

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