Twilight ou la pornographie édulcorée pour adolescentes

Et l'instrumentalisation de la femme par la même occasion.

Rédigé par Clément S., le lundi 09 mars 2009 à 20h51

Par pornographie, on désigne un ensemble de produits qui incarnent représentations sexuelles qui sont conçues pour exciter dans ce domaine précis, les consommateurs. Ou les consommatrices. Dans le secteur littéraire, on noterait également la stimulation du désir... Or Twilight présente, à différents points de vue, une optique similaire. Paradoxal pour un ouvrage qui vanterait simultanément les vertus de la contraception ?

Sûrement pas. De fait, le tome premier offre une évasion romantique caricaturale à travers la romance entre Bella et son vampire végétarien. Bien évidemment, le texte est dépourvu de toute allusion sexuellement explicite.

Mais l'on pourrait aisément qualifier le texte, justement, de pornographie pour jeunes filles, car de fait, cela n'apparaît pas sous la forme de représentations visuelles frappantes. Bien au contraire : les troubles émotionnels et l'interaction avec un mâle impossiblement parfait en sont les caractéristiques immédiates.

D'ailleurs, c'est bel et bien ce que Stepehen King lisait dans ce texte : il estimait en effet que le livre se destinait à celles et ceux qui ne sont pas encore en mesure d'affronter des descriptions réalistes. En réduisant la dose de physique, on s'éloigne de la sexualité d'autant plus qu'on se rappproche d'un bovarysme exacerbé.

Tout lme marketing est d'ailleurs orienté sur cette ambiguïté que l'on perçoit comme une image subliminale, jusque dans l'affiche du film. La tension sexuelle y est plus palpable, mais surtout plus instrumentalisée. À la merci de son bellâtre aux canines acérées, provoquant des attentes irréalistes chez les jeunes filles qui voudront des Edward en guise de partenaires, l'effet Twilight sur la sexualité et les fantasmes est le même que celui de la pornographie à destination des hommes. Il offre une vision tronquée et malsaine de la réalité.

Inquiétantes répercussions à prévoir sur le public féminin qui aujourd'hui le découvre...


Source : LSurveille



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Malvina

Lundi 09 mar 09
à 11 h 30


edward il est magnifique!!!!!!!!
Addy

Lundi 09 mar 09
à 11 h 54


On peut pas aller chercher plus loin encore ?
Où est l'obscénité ? Où sont les représentations perverses ?
A-t-on lu le même bouquin ?
Clément Soly [ActuaLitté]

Lundi 09 mar 09
à 12 h 06



On peut chercher bien plus loin encore, et de fait, plus on creusera dans ce sens, plus le jour se fera sur cette réalité.
Un point cependant : je ne fais ni mention d'obscénité ni de perversion. Les termes sont importants. :-)
Pak

Lundi 09 mar 09
à 12 h 09


Moi je crois qu'on devrait créer une association de soutien aux hommes maltraités subliminalement par les pucelles !

Nan mais c'est vrai, les pauvres biquets quoi !

Plaisanterie à part, il faut vraiment chercher loin pour trouver une quelconque allusion à quoi que ce soit de sexuel dans ce roman, baisers langoureux mis à part... C'est quand même très très très light de mon point de vue !

Et ne vous inquiétez donc pas, ces fameuses jeunes filles innocentes ont toutes des attentes irréalistes quant au Prince Charmant, qui leur passent très très vite dès qu'elles sont moins innocentes...
Val

Lundi 09 mar 09
à 12 h 54


quand on se contente de faire une traduction d'un article déjà existant, on a au moins l'honnêteté de citer ses sources : http://www.lsureveille.com/1.1600058-1.1600058

ça c'est pour la forme quant au fond, comme il ne vous appartient même pas Clément S., il ne mérite aucun commentaire.
Clement Solym [ActuaLitté]

Lundi 09 mar 09
à 13 h 09


Bonjour,

Le lien est présent dans l'article depuis le début. Je vous le rajoute en source pour que vous le voyiez mieux.
C'est désormais marqué Source...

Cordialement
(et toute réflexion mise à part, si je me suis permis de le reprendre, c'est qu'il dit une grande partie de mon sentiment à l'égard de ce livre)
Nicolas Gary [ActuaLitté]

Lundi 09 mar 09
à 13 h 17




Oh que de bel esprit : évidemment, ne traduisons rien, laissons pour ceux qui ne parlent pas anglais le plaisir de l'ignorance.
Mais que vous parliez anglais ou le compreniez n'enlève rien au mérite de mettre à disposition de tous dans une langue connue les réflexions d'autrui.
Vous lisez, je l'espère, Kant dans le texte, de même pour Hume ou Hobbes pour vous autoriser de pareilles remarques. Fort bien, mais du haut de cette grande solitude, pensez de temps à autre à ceux qui ne comprennent pas.

Et rien n'empêche de discuter le fond d'un propos, quand bien même celui qui le rapporte n'en est pas l'auteur. Sinon, vos discussions doivent être bien égocentrées.

Cordialement
Addy

Lundi 09 mar 09
à 13 h 50



Justement, les termes sont importants...
Et cette définition de la pornographie mise en début d'article me semble bien légère. Question d'opinion ? Peut-être.
Ce que je trouve un peu choquant aussi, c'est cette idée de "pornographie pour jeunes filles". Cela réduit de fait la réelle signification du mot, et implique que les damoiselles ne se sentent pas concernées par ce que l'on pourrait alors appeler en opposition "la vraie" pornographie.

Que certains s'amusent à chercher toutes sortes d'allusions dans ce bouquin, d'accord. Qu'on le traite de mormon, de pro-abstinence, pourquoi pas, il y a effectivement matière.
De là à lui acoller le terme de porno (car oui et oui, les termes sont importants !), je reste définitivement sceptique.

Enfin, il est bon de lire l'avis des autres, hein ^^
Clement Solym [ActuaLitté]

Lundi 09 mar 09
à 14 h 22




Je vous citerai deux fois pour cette excellente réflexion. :-)
Elodie

Lundi 09 mar 09
à 20 h 51


alors là ils savent meme plus quoi inventer bientot ils diront que regarder twilight est dangeureux pour la santé !!! déjà stéphanie meyer est pour l'abstinence sexuel jusqu'au mariage (vous remarquer que c'est comme celà pour edward et bellla) et les scènes de rapport sexuel sont coupés, il ne s'agit en aucun cas de pornographie !!!

 
dessin du jour AcuaLitté