L'AFP porte une triste nouvelle aujourd'hui en rapportant la mort de Boris Schreiber à l'âge de 84 ans. Le Prix Renaudot de 1996, pour
Un silence d'environ une demi-heure (Le Cherche Midi. Il y retraçait sa jeunesse, à travers 1.100 pages d'un récit poignant et revisitant les événements décrits.

Dans un entretien accordé à Gallimard, il s'expliquait de ces infidélités : «
Ce qui compte pour moi est de rendre l'ambiance de ce que j'ai vécu. J'ai remarqué que raconter tout simplement un fait ne suffit pas toujours à rendre l'ambiance, et peut même la déformer. J'ai donc été amené à reconstruire un peu les choses pour rester fidèle à ce que j'ai voulu traduire. J'ai trahi pour rester fidèle ! »
Celui qui écrivait son «
journal de la main gauche », parce qu'il avait lu qu'elle n'était pas assez utilisée est né à Berlin en 1923 à Berlin. Ses parents, juifs exilés de l'ex-URSS, traverseront la Belgique avant de se fixer en France dans les années 30.
Faux titre est son dernier ouvrage, publié au Cherche Midi, dont on ne tardera plus à vous parler. Son éditeur le considérait «
comme un éternel exilé » qui «
ne se reconnaissait qu'une attache, la langue française ».