Interprété en néerlandais surtitré, tout comme il le sera durant les cinq représentations à Starsbourg du 30 au 3 mai prochain, le spectacle est étonnant. Dans un chaos de décors, on plonge dans la fin du livre — les attentats perpétrés par les terroristes — qui sert de cadre à la pièce. C'est Bert Neuman qui est à l'origine de cette mise en scène. Les personnages reviennent à l'esprit, Michel et Valérie, ou se découvrent, comme l'imaginaire Yassin, vêtus d'un slip blanc, zombie errant dans un champ de ruines.« Le choix de cette adaptation entre dans le cadre du festival, nous explique Valérie Dardenne, directrice de la communication. Cette année, le thème portait sur le regard que ls metteurs en scène d'ailleurs peuvent porter sur la littérature française. » La compagnie a ensuite été choisie en fonction des disponibilités par rapport aux dates du festival.
« Les spectateurs ont dans une grande majorité étaient surpris par la force de jeu déployée. La qualité n'a pas dérogé à ce que les compagnies du nord de l'Europe nous ont précédemment présenté. Le décor est minimaliste, les acteurs sortent des détritus et des décombres, comme pour symboliser une renaissance qui finalement intervertit commencement et fin du livre. »
Et pour ce qui est de M. Houellebecq « s'il est venu hier ou lundi, il s'est montré discret. Il semblerait cependant qu'il envoie secrètement des personnes voir la pièce à sa place », confie Valérie en plaisantant.
