Le domaine public menacé par l'alliance Sony - Google Books ?

Après le canal de distribution, pourquoi ne pas commencer par vendre du domaine public ?

Rédigé par Nicolas.G, le dimanche 22 mars 2009 à 21h17

L'accord signé entre Sony et Google visant à offrir 500.000 ebooks au format ePub pour le Reader, par le biais de Google Books n'a pas fini de provoquer des réactions.

Nous notions hier que cet accord ne manquerait pas de préparer les voies d'un canal de distribution privilégié entre les deux firmes, avec possiblement un réseau de vente qui serait mis en place à terme. Une fois l'accord Google validé par le tribunal de New York. Tout cela n'est qu'une possibilité. Mais ajoutons-y une autre éventualité.

Les risques du domaine public revendu

Évidemment, 500.000 titres tombés dans le domaine public à disposition des possesseurs de Readere, et finalement de tout ce qui pourrait dans l'absolu lire de l'ePub, c'est une excellente nouvelle. Nombreux sont en effet ceux qui pointent que la détention d'oeuvres libres de droit doit se faire, pour Google sans usage commercial, pour ne pas tomber dans le principe Amazon et la vente de livres.

En outre, les livres proposés par Project Gutenberg, qui passe lui aussi au format ePub - autorise l'utilisateur à faire ce qu'il veut avec les ouvrages téléchargés. Mais est-on dans la même logique d'utilisation des classiques, justement ? Ainsi, David Rothman de TeleRead se méfie : « Alors que l'accord G[oogle]-S[ony] est louable, je suis d'accord avec les avertissements qui recommandent de ne pas le confondre avec de l'altruisme pur. »

Échantillon gratuit... en attendant la vente ?

Certes : les deux entreprises attirent le chaland avec une offre intéressante, celle de classiques gratuitement disponibles, sans retombées commerciales... pour le moment. Un peu comme l'on se fait offrir un échantillon gratuit avant de se voir proposer l'achat de l'encyclopédie Universalis à 700 € (n'est-ce pas Nathalie ?)... Certes, le système serait aisé, avec plus de 7 millions d'ouvrages déjà numérisés et bien d'autres encore.

Et si l'on ne peut qu'encourager les éditeurs et les auteurs à trouver de nouveaux modèles pour permettre la monétisation des livres, par le biais de systèmes inédits, comment pourra-t-on protéger le domaine public déjà scanné et empêcher que Google ne finisse pas le vendre d'une manière ou d'une autre ? Les dépenses réalisées par le moteur sont importantes pour son entreprise...



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Nathalie

Dimanche 22 mar 09
à 21 h 17


Oui ;-) sauf que la version adulte d'Universalis est encore bien plus chère. C'est la version Junior qui s'affiche à 690?... Il faut aussi préciser qu'il s'agit de la version papier, mais la version électronique n'est pas disponible seule pour les Juniors. C'est donc 690? sans autre option possible...
Pour moi, l'accord Sony-Google vise prioritairement les lecteurs non encore clients d'une tablette, quelle qu'elle soit. L'idée est de faire installer le logiciel de lecture "maison" de Sony pour PC (qui d'ailleurs est assez nul à mon avis), pour inciter à utiliser la plate-forme de vente de Sony, et éventuellement à acheter un reader.
 
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