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La France à l'aube de l'e-learning
Dans notre pays, l’enseignement à distance prend sont temps pour se mettre aux nouvelles technologies.

Les 4 et 5 février derniers, s’est tenu à Paris le salon « i-learning Forum » notamment sous l’égide de l’European Institute for e-learning (EIFEL), une association européenne professionnelle créée en 2001 pour promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies dans les apprentissages.

Les nouvelles technologies dans l’enseignement

Serge Ravet, dirigeant de l'EIFEL, analyse la situation française alors que le ministère de l’Education nationale met en place une commission «e-educ» chargée de rendre en avril un rapport sur l’emploi des nouvelles technologies.

Le e-learning ne se résume pas à l’enseignement numérique à distance. C’est, plus généralement l’intégration des nouvelles technologies dans l’enseignement. Cela a permis notamment la création d’ « universités ouvertes » qui proposent un enseignement numérique à distance.

La France est restée de côté par rapport à cette évolution, voulant plutôt introduire les technologies dans toutes les universités. Maintenant, l’Open University du Royaume-Uni compte plus de 180000 étudiants. Les enseignements proposés sont de haute volée et certaines formations sont de qualité supérieure à celles d’Oxford ou Cambridge.

En France, le Cned, Centre national d’enseignement à distance reste le seul opérateur sur ce créneau. Mais ce n’est pas une université ouverte à part entière. A l’échelle européenne, la France apparaît en retard par rapport à l’utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement.

La France peine à rattraper son retard

Toutefois, en deux ans, beaucoup de choses ont bougé. On va vers une installation active d’ «Environnements numériques de travail» (tableaux blancs interactifs, visioconférence pour les langues, intranet, etc.). Les technologies évoluent vite et l’institution publique ne peut pas forcément suivre le rythme.

Les Anglais ont toujours une longueur d’avance en la matière avec des écoles entières équipées de tableaux interactifs. C’est aussi le cas dans les pays nordiques ou aux Pays-Bas. Les moyens mis en œuvre ne sont pas non plus équivalents.

La France traite au cas par cas alors qu’en Angleterre, c’est un organisme gouvernemental doté de fonds importants qui gère la stratégie d’ensemble. Pour qu’une classe soit équipée d’un tableau interactif en France, il faut qu’un groupe d’enseignants monte un dossier et que celui-ci soit ensuite validé pour que l’équipement soit accordé. Enfin, il faut souvent attendre des mois l’installation dudit tableau.

Rédigé par Victor de Sepausy, le jeudi 14 février 2008 à 15h10
Source : Libération

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