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Le Quebec ne sera pas bilingue
Pauline Marois s'explique, elle est pour une protection de la langue française au Quebec mais aussi pour un apprentissage intensif de l'anglais à l'école.

Pauline Marois (chef du parti Quebecois) revient sur sa déclaration pour l'expliquer avant qu'elle ne soit trop transformée, « Avant que des propos plus excessifs ou plus incohérents soient encore dits ou écrits [...] »

En effet, elle prône l'apprentissage intensif de l'anglais dès la cinquième ou sixième année, mais attire l'attention sur la différence fondamentale entre le « bilinguisme d'une personne et celui d'une société et de ses institutions ». Revenant sur la situation particulière du Quebec pays francophone dans un environnement anglophone, elle soutient qu'il faut renforcer la loi 101 afin d’« intensifier la protection de notre langue, garantir sa visibilité, s'assurer d'un meilleur apprentissage du français tant pour ceux qui arrivent ici que pour nos propres enfants ».

« Car là est notre premier défi. Et notre vraie lutte ! »

C'est pourquoi elle insiste sur le fait que cet apprentissage intensif de l'anglais, ou de toutes autres langues par ailleurs, ne doit pas être pratiqué avant que l'enfant ne maîtrise la langue française, qu'il sache la parler, la lire et l'écrire convenablement.

« Parce qu'aujourd'hui, nous sommes à un clic de souris du monde et que nous devons inscrire la réussite de nos enfants et celle de notre société dans cette réalité »

Cela dit elle pense que les enfants Quebecois doivent apprendre l'anglais de manière soutenue afin qu'ils aient le plus de chances de réussir dans la vie même si elle en convient la maîtrise de l'anglais n'est pas une condition sine quoi non de réussite. Enfin pour rassurer les derniers sceptiques elle illustre son propos avec l'expérience de la commission scolaire du Lac-Saint-Jean qui enseigne l'anglais intensif depuis treize ans et dont la région n'est pas devenue pour autant bilingue.

« est-ce qu'on ajoute aux chances de nos enfants en leur offrant d'apprendre correctement une deuxième et une troisième langue ? Certainement ! Et c'est ce que je veux pour les enfants du Québec, pour qu'ils puissent aller aussi loin que leurs rêves les porteront »

Pour lire l'intégralité de sa déclaration rendez-vous sur le site de cyberpresse, ou suivez notre lien.

Rédigé par Mario, le vendredi 15 février 2008 à 10h00

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