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Nicolas Sarkozy à l'école primaire
De passage à Périgueux, le président est allé visiter une école primaire. Ce fut une occasion pour rappeler les réformes qu'il souhaite voir entrer en application le plus tôt possible

La politique que Nicolas Sarkozy souhaite mettre en place au primaire vise d’abord et avant à limiter l’échec à la sortie de l’école. Il prône un retour aux « fondamentaux » et annonce l’introduction d’une « instruction civique et morale » où interviendrait la question polémique de la mémoire de la Shoah.

Nicolas Sarkozy au chevet de l’école primaire

En présence de Xavier Darcos, ministre de l’Éducation, le président a estimé que « notre école primaire ne se port[ait] pas bien ». Il se donne pour objectif de « diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire à la sortie du CM2 ».

Pour ce faire, les nouveaux programmes intègreront notamment « une instruction civique et morale » avec l’ « apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française : le drapeau tricolore (...), Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever ».

C’est au sein de ce cadre que le président inscrivait la mémoire de la Shoah. M. Sarkozy a de nouveau défendu son projet en affirmant qu’ « on ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays ».

Quelles solutions face à 25 % d’élèves au niveau fragile en fin de primaire ?

Selon le président, l’accent doit être mis sur le primaire, lieu où naissent toutes les difficultés futures, avec 15 % des élèves qui sortent de l'école en grande difficulté et 25 % avec un niveau fragile. Le collège ne vient alors ensuite que confirmer cet état de fait.

Pour remédier à cette situation, Nicolas Sarkozy a précisé que l’on passerait d’une semaine d’enseignement à 24 heures à une semaine de 26 heures dès la rentrée prochaine pour proposer deux heures en petits groupes pour les élèves en difficulté.

Les professeurs des écoles seront évalués tous les deux ans au lieu de quatre actuellement. On notera surtout les progrès des élèves, non les choix pédagogiques : ce qui importe, c’est la réussite. Les familles recevront les résultats de leur enfant ainsi que ceux de l’école.

Un retour aux « fondamentaux »

Pour ce qui est des programmes, le président veut revenir « à l’essentiel, aux fondamentaux ». Les nouveaux programmes seront simplifiés, sans jargon, avec un cursus recentré sur le français et les mathématiques.

Vocabulaire, orthographe et grammaire seront des disciplines « remises à l'honneur ». En mathématiques, les programmes doivent privilégier « la résolution de problèmes liés à la vie courante ».

Cette volonté de rupture a un arrière-goût de passéisme… tout de même. Il va falloir aussi tenir compte de la modernité et de ses exigences pour que nos écoles primaires forment le mieux possible les nouvelles générations au monde de demain, toujours plus complexe et plus diversifié, demandant la spécialisation de chacun. Les programmes scolaires sont « un sujet de débat politique, au sens des affaires de la Nation » et non « technocratique ».

Rédigé par Victor de Sepausy, le samedi 16 février 2008 à 15h37
Source : AFP

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