Bd , mangas et comics > Comics > Actualité
Alan Moore n'a pas toujours refusé d'adapter Watchmen
Once upon a time...
Par Clément Solym, le jeudi 02 février 2012 à 12:00:23 - 5 commentaires
12
Le lancement d'un paquet de sept mini séries tournées autour de l'univers de Watchmen, une création originale d'Alan Moore et Dave Gibbons, a hier fait grand bruit. L'éditeur, DC Comics, n'a pas raté son coup, même si le scénariste le plus déjanté de la planète a fait savoir qu'il n'allait pas laisser passer Before Watchmen sans réagir.
« Je ne veux pas d'argent. Tout ce que je veux c'est que ce truc n'arrive pas. » Selon lui, les comics représentent une forme authentique de littérature : « Et autant que je sache, il n'existe ni préquel ni suite à Moby Dick. »
Bon, en l'occurrence, Alan Moore a beau assurer qu'il affûte ses avocats pour empêcher les futures séries de sortir, il ne s'en trompe pas moins : il existe un préquel à Moby Dick, nommé Achad, et réalisé par Patrick Mallet (dessin et scénario)
Mais quoi qu'il en soit, le petit Alan est contrarié de voir que sa fresque va être exploitée, pour de basses raisons commerciales.

Pourtant, il vient d'être pris à défaut, par l'auteur de jeux de rôle Dan Greenberg, qui explique, dans un très long entretien, sur Comic Book Ressources, comment s'est conçue une adaptation de l'univers Watchmen, en vue d'un JDR. Au travers d'un titre qui, selon ses dires, « pousse hors de la fin du comics, mais également préfigure la fin de la BD ».
Et surtout : Alan Moore fut « particulièrement généreux avec son temps, et en patience, me donnant des réponses détaillées à d'inépuisables questions. J'ai été particulièrement honoré qu'il en vienne à m'appeler pour me parler de ses dernières idées ».
Il ne s'agissait donc que d'une forme d'extension à l'univers de Watchmen, et pas du tout une suite ni un préquel, comme ce que va essayer de publier DC Comics. En outre, nous étions en 1986, et à l'époque, Watchmen battait son plein, avait des fans partout sur la planète, et finalement, l'extension à un jeu de rôle pouvait permettre de compléter en partie le succès connu par le titre.
Et puis, Daniel Greenberg reconnaît avoir « travaillé très dur pour convaincre tout le monde », autant l'éditeur, que les auteurs, avec dans l'idée qu'une sortie du jeu serait une grande chose.
Depuis l'annonce d'hier par DC Comics, le net est en ébullition : Alan Moore a-t-il raison de vouloir empêcher le lancement de Before Watchmen ? Etait-il possible de travailler sur cette série sans lui ni Dave Gibbons, qui a pourtant donné un accord de principe, sans accepter toutefois de mettre la main à la tablette graphique ?
Peut-être qu'entre cette époque et aujourd'hui, la logique commerciale autour des mini séries le fait simplement plus vomir...
Sources :
via Bleeding cool
Par Clément Solym, le jeudi 02 février 2012 à 12:00:23 - 5 commentaires
Mots clés :
Alan Moore -
Watchmen -
épisodes -
DC Comics
Publié par jimbee
Ce qui fait vomir A. Moore c'est que DC Comics l'a toujours utilisé sans jamais respecter ses demandes : affaire de certains éléments qui aurait déplu à la scientologie et qui a été retirée de Cobweb, vieille publicité retirée à son insu d'une page des gentlemens... Les éditeurs et Moore, DC Comics comme Marvell, ont toujours passé outre les souhaits de Moore alors que Moore leur a apporté l'intelligence et la profondeur dans la BD. Ils ont gagné des millions sur son dos ! La moindre des choses serait de respecter ses choix comme Moore respecte son public de lecteur.
Publié par Alexis
Alan Moore n'a pas toujours refusé d'adapter Watchmen.
Vous ne trouvez pas que le titre de votre article mériterait d'être corrigé ?
Publié par N/A
J'ai confondu Daniel Greenberg & Daniel Dreiberg (alias le Hibou ;-)
pendant un court moment, j'ai cru qu'un homonyme du personnage de fiction voulait créer un univers de Jeu de Rôle dans les années 80 : °___°
ça aurait poussé assez loin le concept.
Par contre il est certain que Watchmen et Miracle-Man ont considérablement influencé les univers jeux de rôles un peu uchronique touchant aux super-pouvoirs & "vigilantes". Dur de jouer au Silver Age bienfaisant après ces coups de boutoir !
Publié par N/A
J'ai confondu Daniel Greenberg & Daniel Dreiberg (alias le Hibou ;-)
pendant un court moment, j'ai cru qu'un homonyme du personnage de fiction voulait créer un univers de Jeu de Rôle dans les années 80 : °___°
ça aurait poussé assez loin le concept.
Par contre il est certain que Watchmen et Miracle-Man ont considérablement influencé les univers jeux de rôles un peu uchronique touchant aux super-pouvoirs & "vigilantes". Dur de jouer au Silver Age bienfaisant après ces coups de boutoir !
Publié par N/A
Autre pensée : un univers de jeu de rôle ce n'est pas un jeu de plateau — ce n'est pas non plus un jeu de semi-plateau à la Marvel "on dirait que je serai Captain America et toi Iron Man" : c'est tout le principe, jouer des personnage originaux dans un univers prolongé de l'oeuvre de départ.
Par exemple, comment imaginer le background d'anciens "justiciers" cassés par le Keen Acts, etc... Un tel jeu de rôle aurait tenu du tour de force pour présenter un système de jeu cohérents et des scénarios interessants mais le concept se distingue largement de l'idéologie de Before Watchmen : "on prend les mêmes et on recommence".
Tout est une question de liberté de manoeuvre par rapport à l'univers et de légitimité par rapport aux créateurs originels.
Il faut quand même dire que Watchmen représente une sorte de summum de Stand-Alone, auto-contenu, inépuisable, hermétiquement scellé par des grands pans de symétrie visuelles et narratives, comme deux grandes parenthèses inébranlables.
Un suspense qui s'interdit d'être continué (si le journal de Roscharch est vraiment médiatisé et cru — alors Veidt a tué des millions pour rien — la guerre éclate immanquablement, game over)
et un début qui ne laisse pas de place aux préquelles : l'oeuvre est bâtie sur des flashbacks, la simultanéité du passé, du présent, du futur, à l'image de l'épaisseur des pages du comics qui fait cohabiter tout ses "instants".
Les personnages n'étaient pas des héros, ils n'ont pas eu d'aventure, rien que sordide enveloppé de nostalgie. Ils en goûtent l'amertume, leur impuissance (tabasser des petites frappes dans une ruelle de New York pendant que le feu nucléaire peut tomber à tout moment : ça remet en perspective même la gouaille seventies de Daredevil et Spiderman dans leurs aventures urbaines).
Ça me rappelle ces murs en Amérique du sud, fait de blocs immenses, irréguliers, parfaitement apposés sans l'aide d'aucun mortier, et où l'on ne même pas passer la fente d'un canif à leurs jonctions.
Voulant étendre leur surface DC s'écrierait "on va tartiner tout ça de ciment et y mettre une belle façade de contre-plaqué, réservez vos places au premières loges, ce mur a encore des histoires à raconter !"
Publier un commentaire
Reportages
"Bob Stein : lecture, écriture, 'Il nous faut construire un écosystème neuf'"
Penseur - panseur - de l'édition numérique
Interviews
"Nicci French : « Si on commence à se sentir en sécurité, il est temps d'arrêter »"
Pour la sortie de Lundi Mélancolie, Nicci French laisse pénétrer une intimité du double, de la fragilité et de la solitude. Avec ce qu'il faut d'humour.
Interviews
""Satellite Sisters est mon premier vrai thriller de science-fiction" (Maurice G. Dantec)"
Le retour d'un grand auteur
Interviews
"Jean-Daniel Magnin : "Je suis passionné par la question du monstre""
L'homme qui voulait écrire Matrix sans le voir...
Précédentes Suivantes
Suivez-nous
Communiqué
Les Vêpres de Monteverdi avec le Choeur du Marais
Rencontres musicales / Performances - Samedi 2 juin 2012 à 21h00 - A la librairie Atout Livre a le plaisir de...
Profitez d'un vaste réseau de diffusion pour communiquer sur votre actualité, vos événements et vos parutions !
En savoir +
Sondage






























Réactions