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BD numérique : 'On a le sentiment d'un Marche ou crève !'
Quand l'édition fait le gros dos, à force de se faire taper dessus.
Par Gary & Ramirez, le lundi 14 juin 2010 à 10:58:13 - 2 commentaires
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Des voleurs, rien que ça
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| Gaston reviens, ça va plus ! |
Pointée du doigt par notre interlocuteur, une étude publiée par le MOTif, portant sur le coût de fabrication et la rentabilité du livre numérique. Un apport intéressant à cette question, mais qui laisse le milieu BD dubitatif. « C'est exactement avec ce genre de chose que l'on fausse les enjeux qui se posent à nous », nous précisait-on la semaine passée. « Ce ne sont pas les résultats qui effraient, c'est surtout de savoir qui va s'en emparer et pour brandir quelles conclusions ? »
La conclusion de l'étude était claire, concernant le domaine des livres
Mais quid du secteur BD ?« On peut faire des livres numériques en espérant des gains rapides notamment sur les nouveautés, c’est le message qui ressort de l’ensemble de l’étude. À condition, selon certains, de proposer des prix dits attractifs — des éditeurs l’ont déjà compris, notamment dans le domaine de la bande dessinée — et aussi de proposer des ebooks faciles d’utilisation, convenablement édités et interopérables. Le marché est en accélération rapide avec des supports de lecture de plus en plus nombreux et l’intérêt des lecteurs pour des nouveaux usages de lectures se manifeste. »
Des coûts importants, très importants
Eh bien les investissements sont multiples, lourds et pour un marché inexistant, tout simplement. « Oui, Louis Delas a raison : ça nous coûte cher d'investir dans tout cela, et ça ne nous rapporte pas un rond pour le moment. S'il fallait faire payer l'investissement, les titres numériques seraient vendus aussi cher, sinon plus cher que leur pendant papier, c'est certain. »
Et comme il n'y a en effet pas de marché, « nous sommes presque dans la vente à perte, faut pas avoir peur de se l'avouer, surtout si l'on met dans la balance les coûts de production et le nombre de titres vendus, ça ne fait pas un pli ». Pourtant, il faut bien s'y plier à ce marché, l'intégrer maintenant, pour ne pas être en retard plus tard. « Je suis excessif, mais parfois, c'est l'impression d'un 'Marche ou crève', alors qu'on aurait peut-être d'autres enjeux, d'autres questions et d'autres créations à réaliser. »
Et de conclure : « Dans quel secteur s'acharne-t-on à réaliser des produits qui coûtent peut-être dix ou vingt fois ce qu'ils sont vendus ? »
Un pendant du numérique qu'il n'est pas forcément mauvais de rappeler.
Par Gary & Ramirez, le lundi 14 juin 2010 à 10:58:13 - 2 commentaires
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Publié par Jouvray Olivier
Voilà bien ce que l'on dénonce ! De la précipitation alors que le marché n'existe pas et n'a même fait aucune promesse. Dans les affaires, être en retard peut-être préjudiciable, mais démarrer trop tôt peut de la même manière vous faire rater la course. Faire d'importants investissements (sans concertation) amène nos éditeurs à un devoir de rentabilité rapide et pour favoriser cela, ils demandent aux auteurs de faire d'importantes concessions sur leurs revenus. Sommes-nous responsables de leurs prises de risques ? Notre réponse est simple, a partir du moment ou notre éditeur nous propose un mode de diffusion de nos oeuvres qui ne nous parait pas satisfaisant ni équitable, nous considérons être en droit de le refuser.
Publié par Matt
« Oui, Louis Delas a raison : ça nous coûte cher d'investir dans tout cela, et ça ne nous rapporte pas un rond pour le moment. S'il fallait faire payer l'investissement, les titres numériques seraient vendus aussi cher, sinon plus cher que leur pendant papier, c'est certain. »
Ca coute plus cher de faire un fichier numérique que d'imprimer des milliers de BD ?!
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