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Festival de la BD d'Angoulême : décryptage d'un marasme
A quelques heures des bulles fines, du bon lourd pour faire passer la pilule
Par Nicolas Gary, le samedi 31 décembre 2011 à 10:39:51 - 1 commentaire
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Du bon, du bon, Dubonnet, comme disait la réclame. Mais dans le cas du Festival de la BD d'Angoulême, cela commence à virer à la mare boueuse. Encore une fois, c'est la Charente bien libre de ses paroles qui met à plat toutes les contradictions et les errances d'une manifestation aux coulisses bien sombres
C'est que depuis quelques heures, Franck Bondoux, l'homme qui cristallise une grande partie des tensions, a été nommé à la tête de la manifestation, avec une sorte de mandat valable jusqu'en 2017. Un quinquennat qui n'est pas vraiment du goût de tout le monde.
Revenant sur l'inextricable jeu de transferts d'argents entre sociétés dans lesquelles on retrouve toujours le sieur Bondoux, nos confrères. Une situation résumée par un ancien responsable du festival sous la formule : « Quand vous voyez la structure de ces deux sociétés, on imagine tout de suite les assemblées générales : Franck Bondoux seul avec son comptable qui négocie des conventions avec Bondoux Franck. »
Dont acte.
Or, ledit Bondoux s'est emporté, clamant son innocence de toutes les insinuations qui sous-entendraient de possibles - probables - malversations. Rien n'est démontré, pour l'heure, mais ainsi que nous le signalions, le festival devrait peut-être se méfier, ou du moins mieux anticiper son avenir.
« J'en ai assez de tout ça. Tous les comptes sont à disposition des financeurs s'ils le désirent. Je n'ai rien à cacher et si le festival était une mine d'or, ça se saurait. L'an dernier, si l'État n'avait pas été là, l'évènement n'était plus là ! »
Le problème est simple : d'un côté, la société Partnership consulting dont Bondoux est directeur, auquel Neuvième Art+, dont Bondoux est patron. Un fameux montage, en effet, qui fait aller et venir l'argent... mais surtout l'argent public.
Une situation que dénonce Bertrand Morisset, autre organisateur de Salon, celui du livre à Paris, en l'occurrence. Pour ce dernier, c'est la présence de fonds publics qui dérange, dans cette manifestation. Car du fait de la présence d'argent, c'est tout simplement « une concurrence illégale » qui s'exerce entre les deux salons.
BD et livre, concurrents ?
Tiens donc. C'est pourtant évident. Quand un éditeur décide de se déplacer pour un salon, il sait qu'il mettra la main à la poche, pour son stand, les personnes sur place, le déplacement, et tutti quanti. Or, si le Salon d'Angoulême affiche des tarifs plus attractifs pour les professionnels, et perçoit des fonds publics - dans l'ordre que vous voulez - cela a passablement de quoi énerver le Salon du livre de Paris.
D'autant plus que ce dernier avait été l'objet d'attaques, en regard des tarifs proposés - au point que Hachette Livre avait décidé de ne pas assurer de présence pour 2010, l'année des 30 ans. Rappelons que pour cette édition 2012 du Salon d'Angoulême, c'est l'éditeur Dupuis, pas convaincu de la pertinence du Salon, qui a annoncé son absence.
M'enfin, quitte à commencer ce sujet sur de la réclame, autant le finir de même et comme le disait l'autre publicité, quand c'est Bon, c'est El Boudoux ?
Par Nicolas Gary, le samedi 31 décembre 2011 à 10:39:51 - 1 commentaire
Mots clés :
Angoulême -
festival BD -
argent public -
concurrence déloyale
Publié par mr toute
il serait peut-etre bon de savoir si en cette affaire Francis Groux ou des membres de sa famille ont des liens financiers avec la societe 9e Art+.
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