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Quand le fisc lui tombe sur la tête, Uderzo s'indigne
C'est dans l'air du temps...
Par Cecile Mazin, le mercredi 19 janvier 2011 à 09:03:54 - 0 commentaire
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« À 80 ans passés, j’ai récemment fait l’objet d’un contrôle fiscal. La bonne nouvelle est qu’après enquête, l’administration n’a relevé ni fraude ni négligence dans ma comptabilité », nous avait-il raconté. (notre actualitté) Un redressement qui se monte à 203.000 €, a-t-il précisé à l'AFP. Parce que le fisc estime qu'il n'est que simple illustrateur, et non coauteur.
Bilan des courses, le redressement porte sur les revenus liés aux 24 albums, rétroactivement, jusqu'à 2007. Pour la troisième fois de sa vie d'auteur, Uderzo fait donc face au fisc, mais, estime-t-il avec une certaine amertume, puisque ce dernier n'a rien trouvé « ni fraude ni négligence dans ma comptabilité, il m'attaque en avançant qu'être illustrateur est une profession non commerciale ». On croit rêver.Mais le scandale est bien là, ajoute-t-il. « Après 51 ans d'Astérix et 66 ans dans la profession, c'est un scandale. Je trouve injuste aussi la législation particulière qui régit la BD. Quand un compositeur écrit la musique d'une chanson et le parolier les textes, ils sont considérés tous deux comme auteurs. Ce n'est pas le cas des illustrateurs de bande dessinée. »
Selon France soir, citant Sébastien Cornuaud, juriste au CIBDI : « Du point de vue du code de la propriété intellectuelle, le statut de dessinateur en tant qu’auteur est incontestable, mais fiscalement ça n’a pas encore suivi. La BD est un art relativement jeune par rapport à la musique, au théâtre ou au cinéma, qui ont poussé le législateur à former un ensemble de lois adéquates. Ça prend du temps, c’est un combat permanent… »
Or, justement, durant des années, les rôles furent inversés, et les dessinateurs étaient considérés comme auteurs des titres, sans qu'il ne soit fait état du scénariste...
La société Hachette a acheté en décembre 2008 les parts d'Albert Uderzo dans les éditions Albert René, ainsi que 20 % des actions de la fille de René Goscinny, devant dès lors l'actionnaire majoritaire, avec 60 % des parts. La fille de Goscinny, Anne, avait alors confirmé son souhait que « qu’Astérix, créé par mon père et Albert Uderzo, continue à passionner des générations d’enfants et d’adultes ».
Suite à cette vente, la fille d'Uderzo avait attaqué son père, contestant la vente des parts au groupe Hachette, une procédure qui avait échoué. (notre actualitté)
Par Cecile Mazin, le mercredi 19 janvier 2011 à 09:03:54 - 0 commentaire
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