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Le prix Renaudot dévoile aussi ses listes
C'est bon cette période, vraiment quelque chose de stimulant...
Par Nicolas Gary, le lundi 06 septembre 2010 à 18:05:27 - 4 commentaires
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C'est donc bien aujourd'hui que tombe la liste de l'un et l'autre célèbres prix, avec une liste assez nuancée, comme on peut le voir. Rappelons juste que le prix Théophraste Renaudot, plus communément nommé Renaudot, a été créé en 1926 par dix journaliste et critiques littéraires.
Le lauréat sera pour sa part connu le 8 novembre, exactement comme le Goncourt. Mais tout de suite, la liste des fraîchement nominés...
Catégorie Romans :
- Le premier mot, Vassilis Alexakis (Stock)
- Qu’as-tu fait de tes frères ?, Claude Arnaud (Grasset)
- Amours et aventures de Sindbad le marin, Salim Bachi (Gallimard)
- Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet, Antoine Bello (Gallimard)
- L'ange des larmes, Jean-Claude Bologne (Calmann-Lévy)
- Dans la nuit brune, Agnès Desarthe (L’Olivier)
- Apocalypse bébé, Virginie Despentes (Grasset) également choisie pour le Goncourt
- Le jour où le ciel s'en va, Jean-Philippe Domecq (Fayard)
- Le siècle des nuages, Philippe Forest (Gallimard)
- La carte et le territoire, Michel Houellebecq (Flammarion), tiens donc, aussi pour le Goncourt...
- La vie est brève et le désir sans fin, Patrick Lapeyre (P.O.L)
- Fruits et légumes, Anthony Palou (Albin Michel)
- Les assoiffées, Bernard Quiriny (Seuil)
- Une soirée au Caire, Robert Solé (Seuil)
- Le jour du roi, Abdellah Taïa (Seuil)
Catégorie essais :
- L'affaire de l'esclave Furcy, Mohammed Aïssaoui (Gallimard)
- Pourquoi lire ?, Charles Dantzig (Grasset)
- L’odyssée Cendrars, Patrice Delbourg (Ecriture)
- Les Emiles de Gab la Rafale : roman électronique, Gabriel Matzneff (Léo Scheer)
- Le crépuscule d'une idole : l'affabulation freudienne, Michel Onfray (Grasset)
- Tony Duvert : l'enfant silencieux, Gilles Sebhan (Denoël)
- Maurice et Jeannette : biographie du couple Thorez, Annette Wieviorka (Fayard)
Sources :
Livres Hebdo
Par Nicolas Gary, le lundi 06 septembre 2010 à 18:05:27 - 4 commentaires
Mots clés :
renaudot -
romans -
écrivains -
liste
Publié par J\'aimepasleslégumes
Ce qui explique pourquoi on retrouve les "Fruits et légumes" sympas mais sans plus de saveur que cela d'un autre journaliste peut-être (en référence à ton premier parapgraphe)... (c'est la seule raison que j'y vois, du moins)
Publié par Mutin
Quatre anciens de l'Idiot international : Michel Houellebecq, Anthony Palou (prête-nom de Jean-Edern Hallier, il fut même le gérant de ce journal), Charles Dantzig, Gabriel Matzneff. Et un cinquième dans le jury : Patrick Besson.
Deux actuels collaborateurs du Figaro Littéraire : Anthony Palou, déjà cité, et Mohammed Aïssaoui. Un ancien de ce journal dans le jury : Patrick Besson, déjà cité. Sans oublier Franz-Olivier Giesbert, ancien directeur de la rédaction du Figaro.
Deux pédophiles notoires : Gabriel Matzneff, déjà cité, et Tony Duvert (celui-ci comme sujet du livre de Gilles Sebhan).
Plusieurs des noms cités sont ceux d'esprits libres. Quand il profite aux anticonformistes, vive le copinage !
Publié par Lucien Rouvère
Difficile de croire à de l'ignorance, ni même à de l?inculture, de la part de qui situe Matzneff et Duvert sur le même plan.
Le premier n?est, à peu de choses près, qu?un banal con-formiste malin qui a toujours su man?uvrer et assurer sa promotion mondaine (et ses rentrées financières) grâce à une idiosyncrasie dont le nauséabond tient avant tout à son exploitation commerciale, à un affichage publicitaire éhonté et à la certitude d'une impunité elle aussi bien éc?urante [1].
Le second doit la haine qui l?a toujours entouré à la rigueur et la vigueur inaltérables qui a admirablement animé sa dénonciation des interdits et du formatage infects qui minent depuis lurette notre société toute en répression sournoise.
La fin de Duvert est bien celle d?un authentique paria, et suffirait à elle seule à garantir et même magnifier la sincérité et l?honneur de l?homme, de sa virtus et (donc) de sa vie sans concessions ? s?il n?y avait en outre ses textes, dans lesquels le sarcasme ne fut jamais gratuit, mais un outil effilé dont l?efficacité chirurgicale a rarement été approchée par tant de ses "confrères". Sa vie fut elle aussi celle d?un total ostracisé, même (quoi que l?on essaye de faire accroire) à cette époque que l?on dit aujourd?hui dégueulasse et (« heureusement ») révolue (tu parles?).
L?une des plus sures (et plaisante car soulageante) leçons que l?on retire de ses romans et essais pourrait se résumer ainsi :
« La plupart des femmes ont une si mauvaise opinion d?elles-mêmes qu?elles ne peuvent respecter [2] qu?un homme qui les méprise ».
Comme bien l?on pense, un moraliste qui récidive régulièrement et publiquement dans la description, sans AUCUNE fioritures, et aussi évidente que définitive, du fonctionnement torve du matriarcat à peine dissimulé qui inhibe aujourd?hui nos espoirs d?une humanité vraie ? et qui sait enfoncer si efficacement les glaireuses certitudes d?une héterocratie pornocratiquement dominée ? ; un tel homme ne peut pas être toléré sans de perpétuelles insultes [3].
Il est sur que, dans sa solitude ? qui n?a rien à voir, faut-il le dire, avec l?isolement désespérant subi par la plupart d?entre nous ?, Duvert avait largement de quoi se réjouir, ou du moins vivre serein, après avoir si joliment retourné le couteau que l?on sait dans la plaie que l?on sait aussi?
_______
[1] J'ai en mémoire un échange avec Lucie Faure déclarant ? à l'Hôtel de lassay, dans les années 75 ? qu'elle avait sur son bureau des "dossiers" le concernant et qu' « elle était, COMME D?HABITUDE, en train d'arranger "ça" »).
[2] Puisque, à l?évidence, il ne peut alors être même seulement "question" d?amour?
[3] Mais, bien entendu, quoi de plus rassurant (s?il en était besoin) et glorieux à la fois que d?être définitivement vomi par les malfaisants et les mal-bais-ants-é-e-s ?
Publié par Jim
Cessons de magnifier le destin de paria de Tony Duvert : pour avoir lu sa prose, je peux dire sans craindre l'approximation que cet homme était un très grand malade, pervers dans tous les sens du terme, et dont la place était sans nul doute en prison. Qu'il ait eu un petit talent littéraire n'en fait pas, sur le plan moral, quelqu'un de plus respectable que Francis Evrard. Je tendrais même à dire que le fait d'avoir eu quelques dons intellectuels le rend encore moins excusable.
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